J’ai envoyé à Sylvie le texte du communiqué de presse pour le Festival du livre de Nice. Reste à établir le dossier. Mais j’imagine que je n’aurai pas d’informations claires avant la fin du mois. Ce sera comme l’an dernier : tout à la dernière minute. Mais, compte tenu de ma manière de travailler, je ne peux pas vraiment me plaindre… Reçu un petit mot de Mercedes. Esteban devrait sortir demain de l’hôpital. Ses trois opérations se sont bien passées (les chirurgiens, comme d’habitude, sont contents d’eux). Reste au moins trois mois de « réglages » avant la « stabilisation ». Et pas mal de soucis.
dimanche 7 avril 2013
Dimanche 31 mars 2013. 22h00.
Par Xavier Houssin le dimanche 7 avril 2013, 20:00
Amélie me manque. Ca ne fait pourtant que deux jours que nous sommes séparés. Elle est à Lyon, j’ai le sentiment qu’elle se trouve au bout du monde. Nous nous sommes téléphoné au réveil ce matin. On s’est dit qu’on allait bien. Tu fais quoi avec Marie aujourd’hui ? – Nous allons déjeuner chez les Chatelard… C’est devenu une tradition. Depuis trois ans, chaque dimanche de Pâques, nous sommes invités chez Martine et Jean-Pascal. Agneau de lait de Pauillac et haricots tarbais. Et Jean-Pascal de sortir de beaux millésimes de bordeaux. Cette fois-ci, ce sera malheureusement sans moi. J’ai encore deux semaines de traitement et d’eau fraîche. Sur le chemin, nous avons retrouvé Annick et Norbert. On ne se quitte plus ! Lui disparaissait sous un énorme bouquet de mimosa. Je ne tenais pas la comparaison avec ma dizaine de jonquilles.
Samedi 30 mars 2013. 23h00.
Par Xavier Houssin le dimanche 7 avril 2013, 19:59
Nous avons tenté une balade au bord de mer. Mais nous n’avons pas tenu dix minutes sur la grève. Marie n’a vraiment pas de chance. Quand je pense qu’il y a eu des week-ends de Pâques où l’on se baignait... Dîner chez Annick et Norbert. Jolie soirée. Norbert avait fait griller des saint-jacques en brochettes dans la cheminée. La conversation a roulé sur le marché de l’art, la littérature, les chats, la botanique, les voyages. Simplement, nous étions bien.
Vendredi 29 mars 2013. 20h50.
Par Xavier Houssin le dimanche 7 avril 2013, 19:58
Départ pour Carolles seul. Amélie accompagnait pour deux jours Qiu Xiaolong, l’auteur de Cyberchina, aux Quais du polar à Lyon. Arrivée dans la maison glacée. J’ai allumé un feu et suis sorti au jardin. Encore trop tôt pour tailler les rosiers. Dans le froid, tout est encore en attente. Mais au pied du frêne les jonquilles sont vaillantes et, devant la maison, les chionodoxas font un profond tapis bleu. J’ai été chercher la liste de courses de Georgette pour le marché de demain. Quel temps ! Laurence m’a téléphoné. Elle m’a raconté l’enterrement de Jean-Marc, ce matin, au cimetière Montmartre. Le monde, l’émotion. Je ne m’étais pas senti le courage de m’y rendre. Elle m’a rassuré doucement. Tu sais, lui ne se rendait jamais aux obsèques.
Samedi 30 mars 2013. 12h10.
Par Xavier Houssin le dimanche 7 avril 2013, 19:58
Je suis parti au marché tôt. J’ai laissé dormir Marie. Elle est arrivée hier soir au dernier train. A Granville, il soufflait une bise polaire. Je n’ai pas traîné. Pour le déjeuner, des langoustines, deux belles soles. Un bar à faire en croûte de sel demain.
Jeudi 28 mars 2013. 17h20.
Par Xavier Houssin le dimanche 7 avril 2013, 19:56
Peu d’étudiants à mon deuxième groupe du matin. Du coup, j’ai emmené ma maigre troupe (ils étaient trois, deux autres nous ont rejoint un quart d’heure après….) prendre un café rue Monge. Discuté de l’actualité dans le désordre et à bâtons rompus. Les voyageurs attaqués par une bande de voyous dans le RER à Grigny, la justice ordonnant l’expulsion des occupants des cabanes sur le site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les mauvais sondages de Hollande, le procès du chef des petites pickpockettes gitanes dans le métro, la tension entre les deux Corées, les rodomontades de Mélenchon et la mise en examen pour abus de faiblesse de Sarkozy dans l’affaire Bettancourt.
vendredi 5 avril 2013
Mercredi 27 mars 2013. 21h00.
Par Xavier Houssin le vendredi 5 avril 2013, 22:01
Les parents d’Amélie sont à Paris depuis hier soir. Ils repartent demain à Magagnosc avec Gabrielle. Jérome et Marion vont passer seuls une semaine au Club Méditerranée aux Bahamas. Ils sont ravis mais je ne les envie vraiment pas. Comme sur un prospectus d’agence de voyage, j’imagine d’ici la vue des bungalows : les palmiers, la plage au bout de la verdure, la mer bleue. Je n’ai pas grand goût pour le farniente exotique. Là-bas, j’aurais l’impression d’être enfermé dans le village du Prisonnier. Amélie avait réservé une table à La robe et le palais. Nous y avons retrouvé Claire et Emmanuel très contents d’embarquer leur petite-fille quelques jours. Déjeuner affectueux et gai. Nous les reverrons peut-être en juin au moment du Festival du livre de Nice. J’avais justement rendez-vous l’après-midi avec Sylvie à son appartement, dans le XVIe, pour travailler sur le dossier de presse de l’édition 2013. Cette année, « l’invité d’honneur » sera la francophonie et le président Amin Maalouf. Il va falloir trouver quelques idées pour animer l’affaire.
jeudi 4 avril 2013
Lundi 25 mars 2013. 23h50.
Par Xavier Houssin le jeudi 4 avril 2013, 20:25
Jean-Marc est mort aujourd’hui. Il avait sombré dans le coma samedi, le jour où je lui avais envoyé en message deux vers de Jean Cayrol. J’ai relu à haute voix tout le poème. J’avance à pas d’herbe,/ dans ce hautain remuement des rêves,/dans ce sous-bois orange et noir/ où se lève/ un vent géant plus faible/ que ce faux soir/ dans la grande pause du Verbe.// J’avance à pas de pluie/ vers la froide remise/ où les sept voitures furent surprises,/ les roues brisées/ et leur cocher séduit.// J’avance à pas de poutre, de plafond,/ sans connaître le retour/ sur les rives où se défont/ les huttes frêles du jour.// J’avance/ et le désastre attend/ comme un camp retranché. Avant qu’il me publie La fausse porte chez Stock en 2011, nous nous étions rejoints autour de Jean Cayrol justement. Il lui avait gardé la reconnaissance profonde d’avoir édité en 1972, au Seuil, son premier roman, Samedi, dimanche et fêtes. Bien des écrivains « connus » d’aujourd’hui doivent leur notoriété au travail de défricheur patient et attentif de Cayrol. La plupart ont oublié. Jamais Jean-Marc. Il m’avait donné un coup de pouce au moment où je préparais, chez Points, Chacun vient avec son silence, mon anthologie poétique de Jean Cayrol. Certains là-bas se demandaient s’il était bien utile que je mène au bout ce projet qu’ils trouvaient peu rentable. J’avais su, bien plus tard, que Jean-Marc, à qui j’avais confié mes soucis, avait décroché son téléphone et « insisté » pour que cela se fasse. Si vous ne publiez pas ces textes, c’est moi qui les publierai. Je lui dois toujours un roman qu’il ne lira plus. En novembre, il m’avait écrit : Les écrivains que j’aime sont soit en avance, soit en retard. Je me méfie terriblement, crois-moi, des auteurs à l’heure. Parions que ton plus beau livre est devant toi. J’ai vu Dephine dans un café de la place de l’Ecole militaire. Cela faisait longtemps qu’on ne s’était pas vus. Nous avons recousu ensemble les nouvelles. Parlé de ceux qu’on aime. Effleuré des projets. En rentrant, je me suis arrêté chez Deyrolles, acheter une paire d’yeux en verre pour le diodon du couloir à Carolles. Essayé de lire. Je suis allé chercher Amélie à la fermeture du Salon.
Mardi 26 mars 2013. 19h50.
Par Xavier Houssin le jeudi 4 avril 2013, 20:25
J’avais rendez-vous pour déjeuner avec Nathacha chez Guiseppe. Aux Cousins d’Alice, j’avais acheté pour les Pâques de Neela un gros œuf en carton décoré dans lequel j’avais glissé un petit lapin en peluche. Elle a quatre ans et demi maintenant. Nathacha m’a montré des photos. Elle y prend des poses d’actrice. Fait des yeux doux et des sourires. Je ne l’ai pas vu grandir cette petite fille. Là encore je laisse glisser le temps. J’ai demandé : Quand venez-vous à Carolles ? Cela risque ne pas être avant l’été. Bernard est très pris en ce moment. Nous avons parlé de nos livres, de nos soucis d’écriture. Où en es-tu ? Si ça tombe, nous devrions les rendre au même moment. Au courrier, j’avais une lettre de Londres. Agathe, Thomas et Arnaud m’envoyaient des dessins.
mardi 2 avril 2013
Dimanche 24 mars 2013. 22h10.
Par Xavier Houssin le mardi 2 avril 2013, 20:23
J’ai cherché vainement au Salon des guides botaniques « urbains » pour identifier mes cueillettes. Je cale en effet sur quelques spécimens. Sur l’un d’eux, les feuilles pennatifides feraient asssez penser à un laiteron, mais elles sont découpées avec un telle régularité (on dirait de petites feuilles d’acanthe) que j’hésite. Un autre ressemble vaguement à une giroflée. Mais encore une fois, sans fleurs, difficile d’être formel. J’ai retrouvé Françoise –Marie et Delphine à la signature de Joanne Anton sur le stand de Wallonie-Bruxelles. Récupéré Amélie un peu avant la fermeture. Nous sommes allés dîner vers le marché saint-Germain.
Samedi 23 mars 2013. 15h00
Par Xavier Houssin le mardi 2 avril 2013, 20:22
Je me suis réveillé en pensant à Jean-Marc. J’avais en tête deux vers de Jean Cayrol. Je les lui ai envoyés dans un petit message, sans bien savoir s’il pourra les lire. J’avance à pas d’herbe/ dans ce hautain remuement des rêves…
Dimanche 24 mars 2013. 13h20.
Par Xavier Houssin le mardi 2 avril 2013, 20:22
Messe des Rameaux à Saint-Pierre-de-Montrouge. Amélie est partie au Salon. Je suis resté à la maison. Je voulais faire un peu de courrier. J’ai tant de retard dans les lettres. Je me lamente comme le lapin blanc d’Alice : Oh dear ! Oh dear ! I shall be too late ! Et le temps passe sans que je fasse rien. Ou si peu.
Vendredi 22 mars 2013. 20h15.
Par Xavier Houssin le mardi 2 avril 2013, 20:21
J’avais rendez-vous avec Mar au Salon. Elle travaille chez Seix Barral, la maison d’édition de Barcelone. On s’était rencontrés il y a quelques années par l’intermédiaire d’Ariane. On a essayé plusieurs fois de se revoir. Mais, à chaque fois, il s’est toujours trouvé un empêchement, un contretemps. Cette fois-ci n’a pas failli à la règle. Dix minutes avant l’heure prévue, je recevais un coup de fil. Décidemment…
Jeudi 21 mars 2013. 23h20.
Par Xavier Houssin le mardi 2 avril 2013, 20:19
Wang Siyu, une étudiante chinoise, m’a proposé un singulier papier sur les cerisiers en fleurs de son université de Wuhan. Chaque année, au printemps, une foule de gens (50 000 par jour, dit-elle) envahit le campus pour les admirer. L’histoire est que ces arbres ont été plantés par les envahisseurs japonais en 1939 (a ville a beaucoup souffert pendant la guerre sino-japonaise). Alors, se demande-t-elle, n’aurait-il pas mieux valu arracher tous ces sakuras ? Peut-on considérer que se presser pour les voir est anti-patriotique ? Et aussi : Est-il normal de faire payer des billets d’entrée aux touristes ? A qui profite cet argent ? Etc, etc… En sortant de ma séance , je me suis décidé à aller à la soirée d’inauguration du Salon du livre. J’hésitais. J’avais peur d’être fatigué. Mais tout s’est bien passé. J’ai retrouvé Amélie sur son stand. Traîné dans les allées. Passé un moment chez Stock. Jean-Marc est au plus mal. En fait, il est en train de mourir. Dans les conversations, chacun évitait d’en parler. Faisait comme si. Vu Laurence, Capucine, François. J’ai continué ma balade. Croisé Joseph avec Laurent et Jean-François. Nous parlions de toi justement. Quand se voit-on ? Bavardé avec Florence dont la librairie devrait ouvrir prochainement. Tu viendras à l’inauguration ? Eté embrasser Jeanne Benameur à qui on venait de remettre le prix RTL-Lire. Salué Agnès et Alexis. On s’est promis de se voir vite. J’ai de l’amitié en retard depuis si longtemps. Retrouvé aussi Catherine Zittoun que j’avais rencontrée quand elle était interne, ces années où je travaillais au service de santé mentale du VIIIe. Elle est toujours psychiatre. On s’était entraperçus une fois au moment où elle allait faire paraître un texte de théâtre chez Caractères, La passagère, je crois… Elle a publié plusieurs recueils de poèmes chez Bernard Dumerchez. Au Salon, elle venait proposer un manuscrit chez Liana Levi. J’ai dit que je l'appellerai bientôt.
vendredi 29 mars 2013
Mercredi 20 mars 2013. 18h50.
Par Xavier Houssin le vendredi 29 mars 2013, 22:46
Mercedes a donné des nouvelles d’Esteban. Il est entré à la Salpétrière hier soir. Sa première intervention (d’une série de trois…) a lieu aujourd’hui. Cherché des textes de reportage pour les étudiants. Beaucoup d’entre eux n’ouvrent jamais la presse. Ils regardent juste les gratuits du métro et les grands titres sur internet. Je ne cesse de leur répéter que c’est en lisant qu’on commence à comprendre comment il faut écrire. J’ai dejeuné avec Karine. Nous ne nous étions pour ainsi dire pas vus depuis la sortie de La fausse porte. C’était elle mon attachée de presse. Aujourd’hui, elle voulait me parler de Waldoka, le prochain roman de Lucia Puenzo qui paraît en mai.
Lundi 18 mars 2013. 21h00
Par Xavier Houssin le vendredi 29 mars 2013, 22:45
J’ai reçu ce matin les épreuves de Légèrement seul, le récit de Daniel de Roulet sur les six cents et quelques kilomètres à pied qu’il a effectués de Saint-Malo à Soissons au printemps dernier. Un itinéraire un peu « prétexte » sur les traces de moines de la fin du VIe siècle. Il s’agissait de suivre le chemin parcouru par saint Colomban, saint Gall et leurs compagnons d’Irlande jusqu’en Suisse. Partis de Bangor à côté de Belfast, écrit-il, ils ont débarqué en Bretagne, sont passés par Rouen, Soissons, Luxeuil. Parmi eux, Gall a fondé l’abbaye qui porte son nom dans un pays qui ne s’appelait pas encore la Suisse. C’était en l’an 612. Par devoir de mémoire ou goût de l’aventure, quelques amis et moi avons organisé un relais. Les premiers sont partis d’Irlande le mois dernier, je les retrouverai à Saint-Malo. D’autres continueront après moi, de Soissons à Luxeuil, d’autres encore jusqu’à Saint-Gall, pour le mille quatre centième anniversaire. J’attendais ce livre avec beaucoup d’impatience. Nous avions longuement parlé de son projet au Salon du livre de l’an dernier. Daniel nous a fait signe deux mois après, à Avranches, sa première étape. Il logeait à l'hôtel de la Croix d'or. Nous nous étions retrouvés ce soir-là pour dîner à la brasserie Littré. Il nous avait raconté son début de périple en baie du Mont-saint-Michel. Paysages et rencontres. Je lui avais confié à nouveau mon désir de voyager comme lui, un jour, en prenant la mesure du temps. J’ai pourtant toujours été un tantinet traîne-savate. La perspective d’une promenade du dimanche en forêt ou sur les chemins de campagne, ne m’a jamais enthousiasmé. Très peu pour moi des randonnées digestives. Sans parler (mauvais souvenir) des colonies de vacances où l’on s’égosille à chanter que les kilomètres à pied usent les souliers. Non, ce dont je rêvais enfant, c’était de partir. Choisir une destination lointaine et y arriver par moi-même. Par mes propres moyens. Je ne l’ai jamais fait. Dans les premières pages de son livre, Daniel fait un sort à notre rencontre et notre conversation. Lui (il parle de moi...), ne manque pas de me dire qu’il m’envie de pouvoir marcher ainsi, c’est une constante chez les gens que je croise : tous ont la nostalgie d’un grand projet, un peu au-dessus de leurs forces. Tous ont une raison pour ne pas l’entreprendre.
Mardi 19 mars 2013. 20h15.
Par Xavier Houssin le vendredi 29 mars 2013, 22:45
Maman aurait eu quatre-vingt-quinze ans aujourd’hui. Je tiens le compte des années. Jusque quand ? J’ai regardé une photo sépia d’elle petite fille. Deux longues couettes. Elle pose, en jupe à volants, dans le jardin de sa grand-mère, un cerceau à la main. Et je retrouve ses yeux. Et son sourire. J’ai déjeuné avec Catherine dans une brasserie de la place de l’Alma. En sortant, je suis allé à pieds à mon rendez-vous au Rostand avec Marie-Joséphine. On s’était croisés en février à une soirée au Musée de la chasse et de la nature. Elle voulait me parler de projets sur la comtesse de Ségur dont elle est une grande spécialiste. Un (quasi) inédit, un dictionnaire… Je vais m’en occuper.
mardi 26 mars 2013
Samedi 16 mars 2013. 21h30.
Par Xavier Houssin le mardi 26 mars 2013, 21:59
J’ai fini de débroussailler mon entretien. Relu le Nina Simone. Jeté les bases du papier. A la fin de la journée, j’en avais plus qu’assez. Comme j’ai abandonné mon bureau, trop petit, sauf pour faire un peu de courrier, je travaille sur la table de la cuisine. En face de moi, par la fenêtre, je ne vois que le mur aveugle de la cour où grimpe un pauvre lierre desséché. Quelque soit le temps, la lumière est toujours crépusculaire. Besoin de prendre l’air. J’ai dit à Amélie : Et pourquoi ne passerions-nous pas chez Marion et Jérôme ? En fait, j’avais envie de voir Gabrielle. J’ai filé acheter un petit livre d’enfant aux Cousins d’Alice et nous avons pris le bus jusqu’à la rue Marmontel. Embrassades. Elle cavale partout maintenant cette gamine. Baragouine un incessant sabir et rit de bon cœur.
Dimanche 17 mars 2013. 22h35.
Par Xavier Houssin le mardi 26 mars 2013, 21:59
J’ai terminé mon papier. Amélie a lu dans la chambre. Journée enfermée…
lundi 25 mars 2013
Vendredi 15 mars 2013. 16h10.
Par Xavier Houssin le lundi 25 mars 2013, 15:31
Nous avons décidé de ne pas aller à Carolles. Il fait encore mauvais temps là-bas et puis j’ai ce portrait de Gilles Leroy à écrire. Nous avons fait le marché place Jacques-Demy. Du jambon persillé, des cailles et le plein de salade : une frisée, de la chicorée verte, des pissenlits, du mesclun. J’ai commencé à décrypter mes bandes. Il faut que je change d’enregistreur. J’attrape un mot sur deux. Une espèce de bruit de fond rend la conversation quasi inaudible. Heureusement, j’ai pris aussi des notes. Mais je ne parviens pas toujours à les déchiffrer.
« billets précédents - page 63 de 137 - billets suivants »
