SWFObject embed by Geoff Stearns (basic) @ deconcept

mercredi 22 février 2017

Mardi 21 février 2017. 22h30.

Camille a seize ans. Je lui ai envoyé la photo du mimosa du voisin. Il vient juste de fleurir. Seize ans, c’est l’âge auquel je rêvais enfant. Je pensais qu’une foule de choses allaient m’arriver. Que s’est-il passé ? Je ne m’en souviens plus bien. Me reste le sentiment de ce désir, de ce bonheur de grandir, d’avoir grandi, d’avoir changé. Profite-en, ça ne dure qu’un an, lui ai-je écrit. Oui, qu’elle en profite. Qu’elle soit heureuse.

Lundi 20 février 2017. 16h50.

J’ai reçu le volume de l’Œuvre poétique de Marie Noël publié en 1956 chez Stock que j’avais commandé dans une librairie d’occasion. J’attends encore sa biographie par Raymond Eschollier (La neige qui brûle, Fayard, 1957). 2017 est l’année du cinquantenaire de la disparition de Marie Noël. Elle est morte le 23 décembre 1967. Reste quelques mois. Mais je doute qu’on parle beaucoup de l’événement. Elle est pourtant un des plus beaux poètes du XXe siècle, d’une foi claire et d’une douceur à vous fêler le cœur. Quand il est entré dans mon logis clos,/ J’ourlais un drap lourd près de la fenêtre,/ L’hiver dans les doigts, l’ombre sur le dos…/ Sais-je depuis quand j’étais là sans être ?/ Et je cousais, je cousais, je cousais…/ - Mon cœur, qu’est-ce que tu faisais ? Reçu un message de Raphaëlle : mon papier sur Sauf riverains d’Emmanuelle Pagano passe dans le numéro de la semaine prochaine du Monde des livres. Et j’ai quelques commandes à venir. Le temps se dégage enfin.

Samedi 18 février 2017. 23h45.

Michèle Lesbre était au train de 14h00. Nous avons déjeuné et je l’ai emmenée jusqu’à Saint-Léonard, voir le Mont depuis les herbus. Un tour à la plage et nous étions pile à l’heure pour la rencontre. Toujours beaucoup de monde. Chère brigande, le livre qu’elle vient juste de publier, est une longue lettre à Marion du Faouët, cette hors-la-loi bretonne du XVIIIe siècle dont la légende a fait une sorte de justicière qui détroussait les riches pour donner aux pauvres. L’occasion pour Michèle Lesbre de dresser un amer constat sur la marche du monde, la fin des utopies. C’est désabusé, un peu triste. Et cela fait comme une petite boucle lasse dans son œuvre. Une œuvre aigre tendre où elle mêle sa vie, et l’histoire et les gens. Chez Michèle Lesbre, le temps est étrangement fluide, il se tord en souplesse, en retours transparents. Il file dans un courant charriant les images et les rêves. J’avais noté à son propos cette phrase (extraite de quel texte ? Je ne sais plus...) d’Henri Calet : Je me souviens d’une sorte de rendez-vous lointain. Il y avait des années que je m’attendais là. Pourquoi avais-je tant tardé ? Dîner à la maison avec Martine, Jean-Pascal et Agathe. Par coïncidence, Michèle Lesbre est amie avec Denis Grozdanovitch que Jean-Pascal connaît depuis l’adolescence. J’aime bien quand le monde quelquefois redevient petit.

Vendredi 17 février 2017. 19h40.

Réveil tardif. Amélie est arrivée très fatiguée, mal fichue, hier soir. Aujourd’hui elle s’est sentie mieux. Les empoignades conjugales de Marion et de Jérôme l’affectent bien plus qu’elle n’en convient. Surtout que lui s’enferme dans une espèce de rage mutique, refusant toute aide, toute discussion. J’ai préparé la rencontre de demain avec Michèle Lesbre. Nous avons fait quelques courses, rangé la maison.

Lundi 13 février 2017. 20h20.

Cela fait dix ans ce lundi que Brigitte est morte. La semaine d’avant son décès, j’avais été lui rendre visite dans sa chambre de la maison médicale Jeanne Garnier, avenue Emile-Zola, à deux pas de la rue Fondary. Elle m’avait parue si petite dans les draps blancs de son lit. Tu peux me masser le dos ?, m’avait-elle demandé. J’ai mal. J’avais dit quelques mots à la messe, le 20 février, à Saint-Thomas-d’Aquin. Je me souviens aussi d’avoir injurié au téléphone Laurent Greilsamer qui avait fait couper sans m’en avertir un tiers de la nécrologie que j’avais écrite pour Le Monde. Brigitte aurait voulu que ses cendres soient dispersées à Venise. Je crois qu’elles sont restées dans une case du colombarium du Père-Lachaise. Clair Morizet avait organisé aujourd’hui une réunion de ses amis au bar de l’Espérance, rue de Beaune, le café où elle avait donné tant de rendez-vous. Quelques verres de vin blanc à sa mémoire. J’avais promis d’y être. Saleté de pied…

Dimanche 12 février 2017. 23h10.

Fin de l’épisode douloureux. Mais le pied reste gonflé et il faut que je prenne encore une dizaine de jours de ces petites pilules bleues au goût de plante amère. J’ai pu toutefois raccompagner Amélie à la gare sans difficultés. J’ai écrit le papier que Raphaëlle m’avait commandé sur Un saint homme, le récit d’Anne Wiazemsky qui vient de sortir chez Gallimard. Elle y raconte la relation qu’elle a nouée enfant, puis adolescente, au collège, avec un jeune prêtre qui était son professeur de français-latin. Leurs retrouvailles vingt ans après alors que débutait sa carrière d’écrivain. Le texte est un hommage tendre et reconnaissant, une histoire d’amour, de mémoire, de fidélité. J’étais vraiment content d’en rendre compte.

Jeudi 9 février 2017. 21h00.

Je devais partir à Paris pour une petite semaine. La Harpe était hébergée chez Brigitte et Yann. J’avais prévu des rendez-vous. Un déjeuner avec Dany, un café avec Raphaëlle pour faire le point sur mes papiers... J’ai dû tout annuler après une nuit épouvantable. Des douleurs terribles dans le pied gauche. Je n’ai plus de médecin à Carolles (la généraliste a pris sa retraite) et je ne vois plus guère celui sur lequel j’avais jeté mon dévolu à Paris. Je peux toujours vous dépanner m’avait dit la semaine dernière Bruno Genevray, mon cardiologue (il est aussi interniste). L’occasion s’est présentée plus vite que prévu. Amélie l’a appelé, un peu affolée : il faut dire que je n’étais pas très vaillant au téléphone. Il l’a rassurée. Pour lui, j’ai eu une crise de goutte. Il a adressé directement une ordonnance à la pharmacie de Jullouville. Norbert m’a rapporté les médicaments. C’est lui aussi qui est allé chercher Amélie venue faire la garde malade au train de 18h00 à Granville. En fin d’après-midi, ça commençait toutefois à aller mieux. N’empêche, je n’avais pas cessé de ruminer. Podagre... Comme le gros roi Louis XVIII.

mardi 21 février 2017

Mardi 7 février 2017. 18h30.

J’ai déposé la chienne chez Sharleyne, la toiletteuse. Ah, mais c’est qu’elle est bien sale ! La Harpe avait en effet bien besoin d’une toilette de début d’année. Et ce d’autant que nous avions rendez-vous chez le vétérinaire pour la visite annuelle et le rappel des vaccins. Il l’a trouvée en pleine forme. Et elle se comporte bien ? Je lui ai expliqué qu’elle continuait de tirer sur la laisse à m’en décrocher le bras, qu’elle me lâchait en pleine promenade pour suivre la piste d’on ne sait quoi au milieu des broussailles, ne réapparaissant qu’une demi-heure après, et qu’elle ne s’était toujours pas calmée de faire des trous un peu partout dans le jardin. Il a haussé les épaules : C’est un chien… - Merci monsieur, merci. Vous m'avez déjà dit la même chose l’année dernière. Je vais commencer à me faire à l’idée.

(…)

.

Mardi 31 janvier 2017. 22h00.

Dernier rendez-vous ce matin (là encore ça se maintient). Je suis reparti directement à Carolles. Trajet sous la pluie. Arrivée sous le gris. La maison était froide, j’ai fait du feu. Courte promenade avec la chienne. Brigitte et Yann m’ont invité à dîner. Je ne me suis pas perdu en politesses pour accepter.

Lundi 30 janvier 2017. 20h40.

Journée médicale : le radiothérapeute, le dentiste, le cardiologue. Pour chacun d’entre eux, tout va bien. Ou enfin à peu près. Moi, je suis soulagé.

Dimanche 29 janvier 2017. 19h15.

Au début du mois, j’avais reçu un curieux coup de téléphone. Un indicatif étranger que je ne connaissais pas. Mon interlocuteur m’appelait en fait de Norvège et la conversation n’était pas simple à démarrer. Il s’agissait d’un ancien camarade d’école primaire qui venait de lire La fausse porte et qui voulait absolument m’en parler. Mais si, rappelez-vous, nous étions ensemble avec Mme Verschuren (mon Dieu, c’est mon CE1. 1961 ?), Leulier, Henri-Robert Leullier. Mon père vendait des chaussures sur les marchés. Sur la photo de classe, je suis à côté du gros Méchain. Leulier ? Rien à faire, je ne voyais pas. Me revenaient tout un tas d’autres noms : Chauvassagne, Marlot, Mangin, Duval, Desjardin, Rallon, Bettendorf, Camredon, Cagnat, Aubert, Hernando. J'en passe. D’ailleurs le temps passe et il a bien passé... Lui me parlait de mon livre avec un enthousiasme débordant et j’en étais tout retourné. En l’écoutant, j’essayais de me souvenir. Que c’est loin tout ça. En écrivant La fausse porte, je m’étais aperçu justement que des souvenirs, je n’en avais pas. Ou plutôt, que je me rappellais assez bien des noms, des lieux, mais que c’était tout. Après il n'y avait rien ou très peu. Simplement des sensations, des sentiments, des ressentis. Mais de vrais souvenirs qu'on pourrait raconter, non. C’était vraiment pourquoi j’écrivais des romans. Les souvenirs, je les invente, mais je me plais à penser qu'ils sont tout près de la réalité. Laquelle ? Peu importe. L'important c'est que j'y croie. Et que les autres aussi. Henri-Robert Leulier est cuisinier. Il a fait son apprentissage en France, puis est parti en Angleterre, en Islande et en Novège où il vit depuis 1976. Il s’y est marié et a deux grands enfants. Il m’a écrit. J’ai vu des photos de sa maison : une grande ferme en bois isolée au milieu de la neige. Je viens de lui répondre et de lui envoyer quelques photos moi aussi. Peut être le début d’une correspondance. Mais je sais que j’ai du mal avec les courriels. Je lui ai demandé son adresse postale.

Samedi 28 janvier 2017. 23h10.

Dîner avec Marie. Cela faisait un moment que nous ne nous étions pas vus. Du coup, nous avons fêté Noël et la nouvelle année réunis. Petits cadeaux du Mexique avec, surtout, une nouvelle sabila preparada, cette touffe d’aloe vera fraîche décorée d’une quantité de rubans, de graines, de poudres magiques, d’effigies de saints… Celle que nous lui en avions offert il y a longtemps avait fini par faner. Mais c’est incroyable comment sans soins, sans eau, la plante reste vivace plus de deux ans, faisant même de nouvelles feuilles. Pas étonnant que cela soit réputé porter bonheur. Marie, de son côté, avait apporté, entièrement nettoyé et réencadré, le portrait, à la sanguine et au fusain, de « la tante Blanche », la sœur de ma grand-mère, que je lui avais confié lors de son dernier séjour à Carolles. Elle l’a fait remettre en état par une restauratrice qui travaille avec sa galerie d’art. Le résultat est fantastique. Les rousseurs, les taches de moisissure, ont disparu. Les traits sont retrouvés. Mon père, enfant, était très proche de cette tante Blanche, décédée à cinquante-six ans en 1925 (lui avait vingt-deux ans à sa disparition, il se mariera un an plus tard et prénommera sa fille première née –ma demi-sœur qui ne vivra pas longtemps- Monique, Gisèle, Blanche). Je ne sais rien d’elle, sinon qu’elle est restée célibataire. Et je n’ai que ce portrait où elle sourit imperceptiblement, ainsi qu’une photo posée. Elle a été prise dans un jardin près d’un lilas. Elle porte une robe longue, plissée, avec des manches gigot. Taille corsetée, gants blancs qui lui couvrent les avant-bras, chapeau fleuri posé sur le haut de son chignon. Elle cale une ombrelle derrière son dos. Son regard est lointain, comme embué. Et c’est encore à peine si elle sourit. Elle est enterrée à Rouen auprès de sa mère, Eugénie, de son frère Charles et de sa belle sœur Alphonsine. La concession se terminait en 2011. J’avais appelé la mairie pour savoir s’il était encore possible de la renouveller. On m’avait dit d’écrire. Je ne l’ai pas encore fait.

Samedi 28 janvier 2017. 17h40.

Jérôme est venu déjeuner à l’appartement avec Gabrielle et Antoine. Déjeuner rapide puisqu’il lui fallait revenir vite à Saint-Cloud, Gabrielle étant invitée pas moins qu’à deux anniversaires dans l’après-midi. Nous avions acheté un poulet rôti, poêlé des gnocchis. La chienne était ravie de revoir les petits. Elle allait de l’un à l’autre, les poussant du museau, leur débarbouillant les mains à grands coups de langue. La Harpe, tiens-toi tranquille ! Mais rien n’arrêtait son enthousiasme et ses élans affectueux. A la grande joie de Gabrielle et au désespoir grognon d’Antoine qui se cachait derrière son père A peur ! A peur ! Je l’ai trouvé pleurnicheur, capricieux. Une mauvaise tête. Il faut dire que sa vie de petit garçon est compliquée. Depuis sa naissance, ses parents sont en permanente dispute. Tout est prétexte à crises et à pleurs. Pendant que je l’aidais à choisir des feutres pour ses coloriages, Gabrielle m’a raconté : Tu sais, Papa et Maman vont peut être divorcer. Les choses en effet commencent à se préciser. Marion a exigé de Jérôme qu’ils se séparent un moment, prenant chacun à leur tour la garde des enfants. Une semaine, Marion s’en va dormir chez sa sœur à Versailles, la suivante Jérôme loge chez des cousins dans le XVIe. Ca me rend triste, m’a dit Gabrielle.

lundi 20 février 2017

Vendredi 27 janvier 2017. 23h00.

J’avais rendez-vous rue Jacob avec Lola Nicolle. Elle lance à l’Iconoclaste une série de livres autour de la nature. Vaste sujet, mais son approche se veut sensible, attentive aux correspondances, aux détails. Elle avait pensé que je serais peut-être intéressé et en avait parlé à Amélie. De fait j’avais réfléchi. Il y a longtemps que je voudrais raconter quelque chose autour de toutes ces plantules que depuis des années j’arrache dans les jardins des maisons d’écrivains, sur les tombes, de ces boutures sentimentales que je rapporte de voyage et que j’installe, en pots, dans le koetsch, comme une petite collection de souvenirs en serre. Ca pourrait s’appeler Le baobab de Tartarin (Oh ! le jardin de Tartarin, il n’y en avait pas deux comme celui-là en Europe. Pas un arbre du pays, pas une fleur de France ; rien que des plantes exotiques, des gommiers, des calebassiers, des cotonniers, des cocotiers, des manguiers, des bananiers, des palmiers, un baobab, des nopals, des cactus, des figuiers de Barbarie, à se croire en pleine Afrique centrale, à dix mille lieues de Tarascon. Tout cela, bien entendu, n’était pas de grandeur naturelle, ainsi les cocotiers n’étaient guère plus gros que des betteraves, et le baobab (arbre géant, arbor gigantea) tenait à l’aise dans un pot de réséda ; mais c’est égal ! pour Tarascon, c’était déjà bien joli…) Elle a aimé le projet. J’aimerais bien m’y mettre. Mais je lui ai rappelé que je dois (avant) rendre mon livre chez Stock. Et que si je continue de tourner en rond dans ce roman de la vie de mon père, je ne suis pas prêt d’écrire mon Baobab. Déjeuner avec Pascale chez Marcel. Je l’ai raccompagnée (en voiture) jusqu’à la rue des Canettes. J’y ai retrouvé Alain Galan qui avait fait le déplacement à Paris pour un festival du livre. Nous avons bavardé un peu étrangement dans un bureau de Buchet-Chastel. Un sorte de parenthèse, comme si nous nous voyions dans un buffet de gare, entre deux trains. Je ne sais pas bavarder. J’ai le sentiment de n’être pas parvenu à dire grand chose. Pourtant j’ai un vrai élan d’affection pour lui. Je nous trouve bien des préoccupations communes. Une affinité. Une « fraternité » d’espèce. La Harpe était couchée à ses pieds. Elle levait la tête de l’un à l’autre. Attentive, confiante. J’ai rejoint Amélie pour faire quelques courses rue Daguerre. Nous avions Delphine et Françoise–Marie à dîner.

Jeudi 26 janvier 2017. 21h10.

Je passe quelques jours à Paris. Des analyses, des visites aux médecins. Je suis venu en voiture. C’est plus simple avec la chienne. Elle a renoué très vite avec ses habitudes parisiennes. Très sage dans l’appartement. Trop ? J’ai juste l’impression qu’elle s’ennuie. Amélie est à Biarritz pour le F.I.P.A., un festival de création audiovisuelle où elle défend Terminus Belz, le polar d’Emmanuel Grand. Elle rentre demain.

(…)

.

Samedi 21 janvier 2017. 23h45.

Je suis allé chercher Violaine Bérot à Rennes (encore une fois pas de trains sur la ligne Paris-Granville). Elle est en ce moment en résidence d’écriture dans les Vosges, logée dans un chalet isolé. La neige, la montagne, ça ne doit pas beaucoup la changer de ses Pyrénées. Elle rit. C’est le luxe les Vosges ! A Arrout dans l’Ariège, elle vit à l’écart du village (qui doit peut-être faire 80 habitants) dans une yourte. Elle écrit. Elle donne un coup de main à l’occasion à la ferme d’à-côté pour les chèvres. Folle de liberté, Violaine. De sa Jehanne, elle disait : Impulsive toujours. Prête à tout donner, à tout abandonner pour quelques minutes de lumineux bonheur. Raisonnable jamais. Comme ça lui ressemble. Après déjeuner nous allés marcher un peu sur la plage. Vent froid, ciel bleu. Il y avait salle comble pour la rencontre.

Vendredi 20 janvier 2017. 22h00.

J’ai commencé une liste de titres pour le prix Pagnol. Rangé mon bureau (un peu). Relu Jehanne de Violaine Bérot. Son premier roman de 1995. Elle sera à Carolles demain pour les Rencontres littéraires.

Jeudi 19 janvier 2017. 17h45.

J’ai envoyé à Olivia mon papier sur La danse sorcière de Karine Henry. Son deuxième roman où une danseuse (étoile) doit se défendre sans cesse contre d’inquiétantes obsessions, des sensations de terreur, d’effrayantes visions. Traumatismes d’enfance, manipulations perverses. Le texte fait un drôle de pas de deux avec la folie. Et ce roman de la part d’ombre se révèle aussi un roman noir : l’épilogue est… hitchcockien. Terminé aussi une brève pour Le Monde sur Le chemin de Macau de Jean-Marie Planes. Eric Loret s’en va à la fin du mois. Il ne m’aura pas fait beaucoup travailler.

- page 1 de 99