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lundi 22 mars 2010

Dimanche 21 mars 2010. 22h15.

Nous sommes allés assister à une messe à la Lucerne, une abbaye des Prémontrés dont les plus anciens bâtiments datent du XIIe siècle. Vendue comme bien national à la Révolution, elle a bien failli n’être plus qu’un tas de pierres. Sa restauration a commencé, il y a maintenant cinquante ans, sous l’impulsion d’un prêtre normand, l’abbé Marcel Lelégard, qui a vraiment sauvé l’édifice. Une vraie renaissance. L’endroit est étonnant de calme, de recueillement. Le ciel avait viré au bleu pur. Avec les primevères envahissant les talus, les jonquilles partout dans les jardins, on se sentait vraiment au printemps. Inauguration du barbecue pour le déjeuner. La côte de bœuf achetée chez Leguillon était parfaite. Nous sommes descendus en promenade jusqu’à la plage. Comme est curieux le basculement des dimanches après-midis quand arrive, imperceptiblement cette douceur triste de la journée finie. Il était temps de raccompagner Marion et Jérôme à la gare.

Samedi 20 mars 2010. 23h00.

Marion et Jérôme nous ont offert un barbecue pour les grillades d’été aux Fontenelles. Nous l’essayerons avec eux avant ici. Bien sûr. Un bel objet, noir, brillant, rond, aux allures futuristes. On hésiterait presque à s’en servir pour se le garder neuf. Nous avons tous passé l’après-midi au potager. Jérôme s’est battu avec la motobineuse, les mottes de chiendent et les cailloux pour nous retourner un nouveau carré. Nous avons planté les fraisiers et les aromatiques. Consciencieusement désherbé partout. Retour par chez Georgette, ravie de bavarder un peu du Nord avec Marion. D’évoquer ses souvenirs de Willems, de Lannoy, de Toufflers, de Baisieux. Il y a si longtemps. Tout cela c’était la campagne, les fermes, les champs... Jérôme lui avait fait un gros bouquet de mimosa et de camélias roses.

samedi 20 mars 2010

Samedi 20 mars 2010. 2h10.

Le couvreur a installé les échafaudages pour les gouttières. Elles fuient à qui mieux mieux. Il était temps de les remplacer. Nous avons fait des courses à Granville. Acheté des plants de fraisiers, de la cive, de la ciboulette. Des graines de capucines. Déposé le tout au potager. Rangements. Quelques lignes. Marion et Jérôme sont arrivés par le dernier train. Nous avons soupé tard d’huîtres et de fromage. Jérôme s’inquiétait se savoir s’il trouverait des saint-jacques, des homards. Réveillez-moi tôt. Je ne veux pas rater le marché.

Vendredi 19 mars 2010. 8h20.

Maman aurait eu quatre-vingt douze ans aujourd’hui. C’est Amélie qui l’a dit la première.

Jeudi 18 mars 2010. 23h50.

J’ai passé la journée au Havre avec les élèves de quatrième du collège Eugène Varlin. Les quatrains, dit David, leur professeur de français… Cette journée, je ne suis pas près de l’oublier. Elle m’a étrangement chaviré. A partir des photos que je leur avait fait parvenir il y a quelques semaines ou de clichés personnels qu’ils s’étaient choisis, ils avaient écrits chacun un ou plusieurs textes. Je les ai lus avec eux, censé leur apporter des « conseils ». Et j’ai été saisi. Voilà qu’au milieu des maladresses de syntaxe, des trébuchements orthographiques, toute une littérature de l’émotion, du ressenti et du vécu apparaissait. Une mise en mots de ressassements, d’inquiétudes. La mort d’une grand-mère, des histoires d’enfants abandonnés et puis la violence, la peur, les peurs, les séparations, les mariages forcés. Tout cela au plus près, sans décor inutile. Sans apprêt, sans la préoccupation de faire de belles phrases et pourtant, et du coup, s’en dégageait une force et une vérité rares. Ce ton juste qu’on ne trouve pas souvent. Je suis parti de là-bas le cœur étonnament serré. De la gare Saint-Lazare, j’ai rejoint Amélie à l’appartement. Nous avons chargé la voiture. La pluie est tombée tout au long de la route.

Mercredi 17 mars 2010. 23h45.

Tout a été trop vite aujourd’hui. Mes deux fois deux heures avec les étudiants ont filé avec une ahurissante rapidité. J’ai couru pour arriver à l’heure à mon rendez-vous, maintenant hebdomadaire, avec Nicole. Revu avec elle le catalogue édité pour les 60 ans de Caractères. Les maquettistes l’ont pas mal bousculée pour les délais. Impossible de revenir sur certains détails. Impossible d’effectuer des corrections de fond. Le résultat ne sera pas tout à fait à la hauteur de ce qu’elle voulait. Elle est fatiguée. On s’appelle demain pour le salon ? Inquiète. - Oui, demain, promis. J’ai filé retrouver Amélie. Dîner au Bistrot de Paris avec Fiona, Steven et Leo. How is your book ? - It goes. Ca avance. Mais là, si doucement…

mercredi 17 mars 2010

Mardi 16 mars 2010. 23h50.

Les branches de forsythias que Georgette avait cueillis pendant ses courtes promenades ont fleuri chez elle dans les vases. Elle les a posés devant chacune de ses fenêtres. Journée tronquée. J’ai chassé des bricoles. Remué des riens. Je suis parti à la gare pour m’apercevoir que nous nous étions trompés d’une heure dans les horaires de train. J’ai dû faire le trajet pour Paris en voiture. Nous avions rendez-vous pour dîner avec Marcus. Il est de passage « en Europe », pour ses affaires. La Suisse, l’Italie, que sais encore… Amélie m’a appelé à peine j’arrivais dans le quartier Saint-Germain. Je les ai rejoints à la terrasse du J’Go, avec Marion et Jérôme. Je suis à chaque fois troublé par ces courts voyages et ces longues distances. Du coup, la rencontre s’en trouve si précieuse que j’en ai le sentiment d’y être maladroit

mardi 16 mars 2010

Lundi 15 mars 2010. 23h00.

J’ai emmené Amélie au train, au froid, dans la nuit. Comme il partait et que je tournais, dernière image vue, pour remonter le quai, m’est arrivée une bouffée d’odeurs incongrues. Toast grillés et vinaigre de malt. D’où cela venait-il ? Tout était noir encore. Me sont revenus d’un coup les matins des petits déjeuners à Chigwell. Mrs Palmer et son plateau. Brown & white bread. Eggs, sausages & beans. Qu’est-ce que cela venait faire ici, mon Dieu… Après une matinée brouillasse, le soleil s’est levé d’un coup. Premiers bourdons, premières abeilles, voletant sur des idées de chevrefeuille.

lundi 15 mars 2010

Dimanche 14 mars 2010. 22h40.

Petit drame au village. Walter qui tient la boutique d’antiquités s’est fait faucher la perruque blonde de son mannequin. Il s’était entiché, il y a quelques mois déjà, d’une androïde de vitrine des années soixantes récupérée dans le débarras d’un commerce des environ. Une femme de plastique rose, faux cils et lèvres peintes qu’il exposait sur le devant de son bric-à-brac, la travestissant chaque jour de nippes différentes. Cela se transformait doucement en innocent fétichisme, au point qu’il promenait sa créature un peu partout et qu’il n’était pas rare de l’apercevoir sur le trottoir du café-tabac ou le parking de la mairie. Depuis que des mauvais plaisants ont chapardé le postiche, laissant à nu le crâne de sa Baby doll, il ne décolère pas. Je crois qu’il est réellement affecté. Nous avons été ramasser des pommes de pin pour le feu. Sur la route de la Croix-Paquerey, nous avons croisé Annick et Norbert qui nous ont aidés à remplir notre panier avec celles de leur jardin. Finalement, ils sont venus à la maison prendre un verre. Amélie avait laissé une pissaladière au four. Elle était juste prête. J’ai essayé de travailler dans l’après-midi. Pas brillant... Nous avons commencé à ranger la bibliothèque. Enfin, dans une seule pièce. Il était temps. Après mon divorce, ma mère avait accueilli mes cartons au garage. Les déménageurs avaient entassé n’importe comment toute ma précieuse littérature. Les titres mélangés. Après les travaux, nous avons juste vidé le désordre des caisses sur les étagères. Un vague tri rapide. Pas le temps. Pas le temps. J’ai remis la main sur les romans d’Anne Guglielmetti, retrouvé les Chers Italiens de Jean Noli, rangé côte à côte les livres de Marie NDiaye et de Jean-Yves Cendrey. Pensé à celui que j’ai tant de mal à écrire. Ouvert au hasard Sans muselière de Paul Valet : Il ne me reste plus qu’à prier/ A genoux devant mon calendrier.

dimanche 14 mars 2010

Samedi 13 mars 2010. 22h00.

Je passe un temps infini, chaque matin, à débroussailler mes nuits de leurs rêves étranges, de leurs cauchemars. Tout s’y mélange, l’enfance et ses paysages mouvants, les inquiétudes d’aujourd’hui, le livre en train de se faire. Je me réveille épineux et touffu. Je m’en épuise. J’ai travaillé quand même. Le froid ne passe pas vraiment. Amélie a chargé le feu sans cesse. Nous n’avons plus beaucoup de bois. J’ai appelé M. Bénit dont Gilles nous avait donné l’adresse. Il viendra livrer demain. Du coup, nous avons nettoyé l’auvent. Amélie est allé chercher du gravier à Saint-Pair (deux coffres de voiture pleins) que j’y ai étalé en couche épaisse. Les bûches ne pourriront plus. Taillé les rosiers. Donné un coup de rateau pour enlever les branchages tombés des sapins. Ecrit encore quelques lignes. Trois fois rien.

samedi 13 mars 2010

Vendredi 12 mars 2010. 23h45.

Nous sommes allés ouvrir quelques huîtres à Georgette pour accompagner sa bouteille d’entre-deux-mers. Parlé de jardinage, de lune montante et descendante, de ses fleurs à l’Humelière. Jusque récemment encore, elle notait dans un carnet, d’une année sur l’autre, l’arrivée des premières jonquilles, les giboulées de printemps, le chant du coucou. Je vais m’y remettre. La journée a filé en parenthèses lasses. Nous étions fatigués. Il a plu doucement. Au soir Françoise et Jean-Pierre sont venus prendre un verre. Ils ont été rejoints par Gilles qui faisait à Carolles un rapide aller-retour. Bavardages du tard. La maison envahie de conversations…

vendredi 12 mars 2010

Jeudi 11 mars 2010. 22h00.

Un arrêt à Granville et au marché de Saint-Pair pour acheter des plants. Dernier coup de rateau sur les carrés dégagés aux Fontenelles. Nous avons mis en place les pommes de terre (vitelotte, ratte, bleue d’Auvergne, charlotte), l’ail rose et les oignons. Semé des petits pois et installé des laitues sous le tunnel. On attend le printemps.

jeudi 11 mars 2010

Mercredi 10 mars 2010. 22h30.

Les étudiants sont rentrés de leurs vacances. Nous avons révisé l’écriture des brèves. Petit laboratoire des textes courts où il faut, tout autant qu’ailleurs, choisir un angle, soigner l’attaque, la chute... J’avais apporté plusieurs papiers découpés dans le dernier numéro de La Manche libre. Comme ce fait-divers étrange advenu sur la ligne Cherbourg-Paris le 24 février. Quelques kilomètres avant d’arriver en gare de Bayeux, le conducteur du 7h46 aperçoit un corps allongé sur la voie ferrée. Trop tard pour freiner. Mais lorsqu’il s’agit pour le malheureux mécanicien d’aller constater le drame, il découvre avec stupéfaction que celui qu’il vient d’écraser s’est volatilisé. Pas la moindre trace. C’est un peu Arthur, où t’as mis le corps… Nous avons reparlé de Felix Fénéon, de la capacité à révéler en peu de mots, le bizarre, le grotesque, d’un événement. Je leur ai lu quelques unes de ses Nouvelles en trois lignes. J’aime bien celle-ci : Il n’y a plus de Dieu, même pour les ivrognes. Kersilie de Saint-Germain, qui avait pris la fenêtre pour la porte, est mort. Saut rapide chez Caractères. J’y ai récupéré l’invitation à diffuser pour ma signature au salon le 30 au soir. Je suis passé chercher Amélie dans le Ve. Nous avions rendez-vous avec le propriétaire de la rue Danville. Nouvelle visite à l’appartement. Nous avons finalement signé. Nous aurons les clés début avril.

mardi 9 mars 2010

Mardi 9 mars 2010. 23h00

J’ai écrit la nécro de Pascal Garnier ce matin. Envoyé le papier à Raphaëlle. Travaillé comme j’ai pu. De toute la journée, je ne suis sorti que pour faire rapidement le tour du jardin. Les branches du saule sont gonflées de chatons duveteux. Le reste est figé de froid, malgré le soleil et le ciel bleu. Train du retour (si lent, si lent...). J’ai retrouvé Amélie.

lundi 8 mars 2010

Lundi 8 mars 2010. 22h50.

Pascal Garnier est mort vendredi à Valence. Je l’ai appris en revenant d’accompagner Amélie à son train. J’ai téléphoné à Serge chez Zulma. Il avait un cancer d’un peu tout dont il ne se souciait guère. Hospitalisé depuis une semaine. Je l’avais vu la dernière fois pour un portrait dans Le Monde début 2009. Nous avions parlé longtemps au Lutétia. De son drôle de parcours à la Kerouac, de sa musique, de sa peinture, de ses livres surtout, du désabusement et puis de la « vraie vie » qui est partout ailleurs que dans la réalité. Du moins celle à laquelle on veut nous faire croire. Nous avions bu quelques Lagavulin. Ce n'était raisonnable, ni pour l'un, ni pour l'autre. On s'était quittés étrangement émus. Je suis triste. J’ai un mot de lui après le papier que j’avais écrit sur Le grand loin en janvier dernier. Il n’allait pas très bien, me disait-il. Est-ce moi qui ferai sa nécro pour le journal ? J’ai travaillé lentement. Il a fait beau. J’ai été apporter un bouquet de jonquilles à Georgette.

dimanche 7 mars 2010

Dimanche 7 mars 2010. 19h40.

Georgette est venue déjeuner. Quelques huîtres, des pétoncles, un ragoût de pommes de terre. Jean-Jacques est mort, m’a-t-elle appris. C’est Françoise qui a vu l’annonce dans Nord Eclair. Jean-Jacques était mon cousin, un des fils de mon oncle Paul et de ma tante Jeanne. Il avait cinquante-sept ans, un cancer du poumon et quelques autres bricoles. Il était l’avant-dernier de cinq. Avant lui, Jean-Pierre, Jean-Marie, Marie-Louise. Après lui Jean-Luc… Je les ai complètement perdus de vue après l’enfance. D’ailleurs, ils étaient tous brouillés entre eux. Irréconciliables. Personne ne sait bien pourquoi. Il va être incinéré sans rien, m’a dit Georgette. Je n’ai personne à qui écrire. Mon oncle et ma tante sont décédés depuis longtemps. Il était séparé, je crois, de sa femme. Il avait une fille, Jeanne, qui doit avoir une trentaine d’années et que je ne connais pas. Il était de ma famille, devenu étranger… Amélie aussi a perdu un cousin. Claire lui a annoncé hier quand nous étions en voiture, de retour de Caen. Cinquante-deux ans et une ribambelle d’enfants. Nous sommes allés travailler au potager. Désherbé et labouré un nouveau carré. Nous voulions planter de l’ail et des oignons, mais les bulbes, achetés l’an dernier, s’étaient desséchés dans la remise.

Samedi 6 mars 2010. 22h20.

Nous avons passé la nuit à Caen. Un hôtel près des remparts du château, dans un quartier où bâtiments anciens et immeubles de béton des années 50 se côtoient étrangement. Nous avions décidé de passer par Port-en-Bessin sur le chemin du retour. Nous avons fait durer l’excursion toute la journée. La pointe du Hoc et Grandcamp. Déjeuner à Barneville-Carteret. Vacances…

Vendredi 5 mars 2010. 23h10.

J’avais un débat avec Régine Detambel à Ranville près de Caen. La rencontre, organisée par la bibliothèque se tenait dans la salle des fêtes. Nous avons bavardé devant une trentaine de personnes. Un public attentif et acquis. Ce qu’écrit Régine Detambel me bouleverse. A un point tel que je me perds en angoisses à chaque fois que je dois animer une recontre avec elle ou écrire un papier sur un de ses livres. J’ai toujours le sentiment d’être en deçà. Une comédienne a lu les extraits que j’avais choisis. Et notamment quelques lignes du début de La patience sauvage. Les arbres étaient pour la plupart des chênes et quand je venais, pour les vacances, en juillet, leur écorce était toujours grasse de lessive. Leur tronc moussait. A peine arrivée, je voulais toujours laver les arbres. Racines à nu, racines à neuf. Difficile de lui faire creuser son terreau littéraire. Mais cela sert-il à quelque chose ? Elle publie deux livres en avril, chez Gallimard et au Mercure. 50 histoires fraîches, une succession de textes courts et un roman, Sur l’aile. De ce dernier, elle a juste dit qu’il s’agissait d’un roman sur la colombophilie... Cette pudeur qu’elle a ne de pas laisser apparaître la trame. Il s’agit plutôt de l’histoire d’un désespoir ailé. Ranville a été, en 1944, le premier village de France libéré. Pegasus bridge, Sword beach. Les sites du débarquement sont tout proches. J’ai pensé à Leo qui avait tant envie, la semaine dernière, d’aller les visiter…

jeudi 4 mars 2010

Jeudi 4 mars 2010. 23h40.

Je me suis glacé dans le bureau. Le thermomètre à la fenêtre indiquait 5°. J’ai travaillé avec un gros pull et des mitaines. Pas eu envie de faire de feu avant qu’Amélie soit là. Je l’avais préparé. Nous l’avons allumé dès qu’elle est arrivée.

Mercredi 3 mars 2010. 22h00.

J’ai repris le travail. Dehors, il a fait un froid bleu. Le soir, j’ai amené à Georgette tout un paquet de photographies anciennes que Jean-Pie m’avait demandé de l’aider à légender, il y a maintenant… deux ans. Egarées, retrouvées, perdues encore. Sur un des clichés, mon arrière grand-mère Marie-Louise est dans son jardin avec sa chatte blanche, Polaire. Tiens, m’a-t-elle dit, regarde, le rosier dont je te parlais. C'était l’Albéric Barbier de ses souvenirs d’enfance et de ceux de ma mère. Un rosier liane qui peut faire six à huit mètres. L’hiver 2008, j’en ai planté deux pieds à l’entrée de la maison. Bientôt le printemps de sa deuxième floraison.

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