Je me suis traîné toute la journée. Mal fichu. Une sorte de grippe larvée. Je me suis forcé à faire un tour avec la chienne. Le chemin des corvées, la falaise, la route de la Croix-Paquerey. Je suis rentré épuisé.
lundi 12 septembre 2016
Lundi 12 septembre 2016. 21h00.
Par Xavier Houssin le lundi 12 septembre 2016, 20:57
Dimanche 11 septembre 2016. 20h40.
Par Xavier Houssin le lundi 12 septembre 2016, 20:57
J’ai rencontré Cathie à la messe de l’abbaye de la Lucerne. Nous ne nous étions pas revus depuis l’épisode de son coq déplumé par La Harpe en juin dernier. Elle était accompagnée de deux cousines venues de Belgique et de Mme Coupart, la dernière fermière de Chausey que j’avais vue lors de la fête des quatre-vingt ans d’Etienne. La dame, elle, a passé les quatre-vingt dix... Bon pied, bon œil, toute de rose vêtue, avec un chapeau à voilette. Viens déjeuner avec nous, a insisté Cathie. Le repas dominical a été plutôt gai. Etienne était visiblement très content de me voir. J’avais attaché la chienne à un arbre. La pauvre. A quelques mètres d’elle passaient poules et coqs. Un vrai supplice de Tantale.
Samedi 10 septembre 2016. 21h30.
Par Xavier Houssin le lundi 12 septembre 2016, 20:56
Quelques courses à Granville. Je retrouve la maison. La Harpe aussi. Elle furète partout dans le jardin et a déjà les pattes noires de terre à creuser dans l’épaisseur du compost. Tout est sec, l’herbe couleur de rouille. J’ai arrosé les rhododendrons, les camélias et les rosiers dont les feuilles flétrissaient. En moins d’une heure, j’ai vidé le puits. Le petit érable sycomore de Jerome K. Jerome a grillé. Je sais pas s’il repartira. Mais j’ai planté la menthe sauvage…
Vendredi 9 septembre 2016. 23h00.
Par Xavier Houssin le lundi 12 septembre 2016, 20:56
Je voulais éviter l’autoroute pour rentrer. Surtout pour m’arrêter un moment à l’église de La Lande-Patry, dans l’Orne. J’y suis allé peu de fois, mais l’endroit est troublant de beauté étrange. Il s’agit d’une église fin XIXe, construite sur un très ancien édifice. Le choeur roman du XIème a été conservé et les soubassements de la nouvelle nef reposent sur de vieilles dalles funèbres. On y trouve des statues polychromes de saints guérisseurs (Armel, Laurent, Marguerite) et de l’Assomption de la Vierge. Dehors, deux ifs millénaires et quelques tombeaux du premier cimetière. Le charme est étonnant malgré les aménagements un peu proprets qu’a réalisés la municipalité. J’ai voulu couper par Sourdeval, mais je me suis égaré à cause de travaux sur la route. De fait, je ne suis arrivé à Carolles qu’en soirée. Filé tout de suite chez Noëlle qui m’attendait pour dîner. Fatigué. En arrivant à la maison, j’avais un message de Marie. Son chat est retrouvé.
Jeudi 8 septembre 2016. 22h50.
Par Xavier Houssin le lundi 12 septembre 2016, 20:56
Je suis retourné à Vauboyen pour une dernière balade. Ramassé sur la berge de la Bièvre un pied de menthe sauvage (mentha suavolens), je le repiquerai à Carolles. Cette manie de se composer un jardin de souvenirs. C’est Rousseau, je crois, qui écrivait dans une de ses lettres J’amuse une vieille enfance à faire une petite collection de plantes et de graines... J’avais rendez-vous avec Pascale pour le déjeuner, toujours en terrasse chez Augustin (nous y étions encore la veille au soir avec Iain Levison qui voulait absolument faire connaissance avec la chienne). Je l’ai raccompagnée jusque chez Buchet. Je suis heureux de conduire ma voiture dans Paris. Je me sens doucement libre. Un crochet jusqu’à Caractères pour embrasser Nicole, puis je suis allé récupérer Amélie place Paul-Painlevé. Nous étions invités chez Marion et Jérôme. Les petits voulaient voir La Harpe. Mais que c’est loin Saint-Cloud…
Mercredi 7 septembre 2016. 23h20.
Par Xavier Houssin le lundi 12 septembre 2016, 20:55
J’ai laissé La Harpe à l’appartement. Pas question de l’emmener à la remise du prix littéraire du Monde. Amélie m’avait poussé par derrière, tiré par devant, pour que je m’y rende. Il faut te montrer ! L’événement avait lieu en début de soirée à la Fondation Jérôme-Seydoux, cette grosse coquille de verre imaginée par Renzo Piano (l’architecte du Centre Pompidou) dans cet ancien Théâtre des Gobelins dont il ne reste plus que la façade sculptée par Rodin (elle a été heureusement classée). Je me suis « montré » comme j’ai pu. Poignées de mains, embrassades. Mais je me sens loin aujourd’hui de ces convenances avec lesquelles je m’accomodais si bien pourtant. C’est sans doute que je vis trop à l’écart, que je me suis ensauvagé. Plus de conversation, plus de répartie. Je me suis assez ennuyé. Et j’ai bien peur que cela ne soit pas passé inaperçu. Le moment drôle pourtant a été quand Alice d’Andigné, l’éditrice de chez Stock, et Luc Lang sont venus me remercier chaleureusement pour mon papier sur Au commencement du septième jour. Sauf que ce n’était pas moi qui l’avait écrit, mais Florent Georgesco. J’ai été tenté un très bref instant de faire durer le quiproquo. Ce n’aurait pas été gentil… Le prix a été remis à Ivan Jablonka pour Laëtitia, au Seuil. Je suis passé récupérer la chienne. Aucun dégât à la maison. Décidemment, elle devient sage.
Mercredi 7 septembre 2016. 16h10.
Par Xavier Houssin le lundi 12 septembre 2016, 20:55
Le stationnement à Paris tient du rackett. La dernière fois, en juin, mes journées chez Caractères m’avaient coûté une fortune en parcmètres. Du coup, j’ai pris la voiture et roulé pour trouver un peu de campagne. Je me souvenais de m’être souvent promené, il y a vraiment très longtemps, quand je n’en pouvais plus de la ville, du côté de Jouy-en-Josas, sur les bords de la Bièvre. J’ai retrouvé l’endroit, c’est le moulin de Vauboyen. Rien n’a changé ou presque : un vrai miracle. On peut marcher un moment le long de l’eau, au milieu des herbes folles, dans un paysage de pâtures. En arrière-plan, les arbres de la forêt de Monteclin. Alentour, des propriétés cernées de hauts murs. Et surtout personne. Une vraie parenthèse. Déjeuner avec Amélie au Petit Lutétia. Nous étions en terrasse à cause de la chienne, laquelle semble prendre son parti du séjour parisien et reste calme, sauf quand passe un pigeon. J’ai une foule de souvenirs au Petit Lutétia. Christian, le parrain de Marie aimait beaucoup cet endroit, avec son décor 1900, resté dans son jus, les nappes et les serviettes monogrammées rouges et blanches et la belle cuisine de brasserie. Amélie et moi y sommes allés souvent. Nous n’y étions pas revenus depuis que le restaurant a été racheté par Costes (en 2014 ?). On dira que le charme n’est pas tout à fait rompu. Ou alors que le passé a la vie dure…
Mardi 6 septembre 2016. 22h40.
Par Xavier Houssin le lundi 12 septembre 2016, 20:54
Je passe deux ou trois jours à Paris. Amelie est coincée le week-end prochain au Festival America à Vincennes. Nous n’avions pas envie d’être dix jours sans nous voir. Et puis j’étais invité à la remise du prix littéraire du Monde, et puis je devais faire le tri dans les livres arrivés rue Danville, et puis je devais passer chez Caractères… J’ai fait la route en voiture, avec ma Twingo à la porte défoncée. La chienne a dormi pendant tout le voyage, allongée sur la banquette arrière, dans un abandon et une confiance qui ne cessent de m’étonner. J’avais rendez-vous avec Marie en début de soirée. Toujours très affectée par le perte de son chat. La Harpe lui a fait la fête. Ça l’a un peu consolée. Nous sommes allés dîner chez Augustin, rue Daguerre. Amélie nous a rejoints.
lundi 5 septembre 2016
Lundi 5 septembre 2016. 17h00.
Par Xavier Houssin le lundi 5 septembre 2016, 23:06
Beuys, le chat de Marie à disparu. Il était en garde depuis le milieu de l’été, à Dieppe, chez Fabienne, son amie du Cours Sévigné. Impossible de savoir quand et comment il a filé. Un porte ouverte sur le jardin, un trou dans la haie. Il n’était pourtant pas du genre aventureux. Quatre jours déjà. Il ne reviendra probablement pas. Marie retenait ses sanglots au téléphone. Je sais que c’est bête, je sais que c’est bête… Pas sûr que j’aie pu trouver les mots pour la consoler. Cela faisait huit ou neuf ans qu’elle avait été le chercher en Belgique. Un genre de persan écaille de tortue. Je me suis rappelé de cette phrase de Loti écrivant à propos d’une petite chatte qu’il avait recueillie : Notre intimité, faite de nos deux isolements, se resserrait toujours… Et j’ai ressenti combien Marie était triste. Il bruine depuis hier soir. Un semblant de pluie, une vapeur un peu froide. Le ciel a tourné au gris perle comme je revenais d’accompagner Amélie à la gare. Nous entrons en automne. En arrière-saison. J’ai au cœur comme un pincement de rentrée des classes. C’est décidé, je reprends mon roman. J’ai passé presque un mois à tourner autour, fouillant à nouveau dans les souvenirs épars, les photos, les lettres. Mais cette fois-ci je suis allé plus avant. Nous nous parlions si peu mon père et moi. Et j’ignore tout de sa famille, de ses parents, de ses grands-parents. A partir de quelques actes d’état-civil (je n’imaginais pas comment cela pouvait s’enchaîner si vite), je suis parvenu à remonter toute une généalogie. De Carolles à Sainte-Pience, petit village à moins de vingt kilomètres dans les terres, j’ai retrouvé des générations de marins, de charpentiers, de sabotiers, de laboureurs. Le premier (le dernier si l’on veut) est un certain Richard né aux alentours de 1626 et décédé le 13 août 1706. Avant, cela se perd dans l’oubli des pauvres gens. Comprendre d’où l’on vient. Je crois enfin que, pour de bon, j’ai fait le premier pas.
lundi 11 juillet 2016
Mardi 5 juillet 2016. 10h40.
Par Xavier Houssin le lundi 11 juillet 2016, 18:16
J’ai rendu mon papier à Raphaëlle dans la nuit. Ca a été laborieux, mais au bout du compte, il n’est pas trop mal réussi.
Dimanche 3 juillet 2016. 22h20.
Par Xavier Houssin le lundi 11 juillet 2016, 18:16
Maureen, Thibaud et les enfants sont repartis chez eux en Touraine comme j’étais encore à la gendarmerie à Granville. L’assurance, le garage, et tout cela un dimanche. Il en faut bien moins pour me déstabiliser : j’ai ruminé toute la journée. Et pas avancé dans le papier que je devais rendre au Monde sur la belle anthologie d’Alberto Manguel, Voyages imaginaires. Raphaëlle à qui j’avais envoyé un message (déconfit) hier m’avait heureusement accordé un délai. Ouf ! C’est Martine qui a emmené Amélie à la gare. Son train sera à Paris vers 22h00. Je n’aime pas quand elle arrive tard. Il n’y a plus d’autobus ou bien elle n’a pas la patience d’attendre. Elle rentre à pied à la maison. Vingt minutes de marche, chargée. La place de Catalogne, la rue Vercingétorix, l’avenue du Maine. Sinistre…
Samedi 2 juillet 2016. 23h10.
Par Xavier Houssin le lundi 11 juillet 2016, 18:15
Le Tour de France n’attire pas que des populations de spectateurs enthousiastes et bon enfant. Entre vendredi soir et aujourd’hui, mes deux (vieilles) voitures ont été fracturées sur le parking au bout du chemin. Portière pliée pour la Twingo, vitre forcée pour la 4L. Les tableaux de bord ont été arrachés, les neimans cassés. Les types qui ont fait ça voulaient visiblement voler les voitures « pour faire un tour ». J’ai eu finalement de la chance qu’ils n’y soient pas arrivés. Ce genre d’individus, quand ils ont fini de faire joujou, flanquent généralement le feu aux véhicules…
Samedi 2 juillet 2016. 20h00.
Par Xavier Houssin le lundi 11 juillet 2016, 18:15
Maureen et Thibaud sont venus passer le week-end avec Gustave (11 ans) et Raphaëlle (9 ans). C’était prévu de longue date. Nous n’avions pas pensé que cela coïnciderait avec les dates du passage du Tour de France à Carolles. Du coup, l’activité de la journée a été toute envahie par l’événement (majeur !). Mais les enfants étaient contents. Ravis même. Au passage de la caravane, ils ont raflé tout un tas de babioles et d’échantillons : casquettes, portes-clés, bonbons… Après le passage du peloton, nous nous sommes retrouvés une centaine dans les jardins de l’auberge avec un orchestre à flonflons. Bonne humeur, ambiance festive. Seule ombre au tableau : le déjeuner. Il avait fallu réserver très à l’avance un « panier repas ». Pourquoi pas… Mais le « repas » en question s’est révélé en fait un détestable pique-nique. Fourrés dans un sac en plastique, on découvrait pêle-mêle, un mauvais sandwich, une petite barquette de salade composée avec du maïs et une part d’un étouffant gâteau au chocolat. Tout cela pour 15 €. Ce n’est pas tant le prix d’ailleurs, mais il faudra qu’on m’explique pourquoi quelqu’un dont le métier est de faire la cuisine et de recevoir des gens n’est pas fichu d’élaborer et de servir un vrai menu pour cent personnes et préfère leur refiler un casse-croûte de colonie de vacances.
Mercredi 29 juin 2016. 21h10.
Par Xavier Houssin le lundi 11 juillet 2016, 18:13
J’appréhendais de rester à Paris avec La Harpe. Mais tout s’est bien passé. En quelques mois (sa dernière villégiature dans la capitale datait d’avril), elle a visiblement gagné en sagesse. J’ai travaillé deux jours chez Caractères pour terminer la rédaction de la chronologie de l’abum qui sera le dernier volume des Œuvres complètes de Bruno Durocher. Là-bas, dans l’exiguë arrière-pièce, au milieu des fils des ordinateurs, la chienne se couchait à mes pieds et ne bougeait plus. Tranquille aussi en terrasse, assise sans broncher au restaurant. A peine s’agitait-elle dans la rue quand, de loin, elle apercevait un pigeon. N’empêche, elle était heureuse de retrouver Carolles et les promenades sans laisse. A peine arrivé, je l’ai emmenée courir sur la falaise. Amélie me rejoint demain soir.
Lundi 27 juin 2016. 23h50.
Par Xavier Houssin le lundi 11 juillet 2016, 18:13
C’était la remise du prix Pagnol dans les salons du Fouquet’s. Nous l’avons donné cette année à Astrid Eliard pour Danser au Mercure de France. Depuis six ans que je fais partie du jury, c’est sans doute la fois où je me sens le plus enthousiaste de la décision. Danser est une très délicate histoire d’initiation et de grandir. Celle de Chine, Delphine et Stéphane, qui à treize, quatorze ans, à peine débarbouillés d’enfance, viennent d’être admis à l’internat de l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris. Rarement cet âge a été abordé en littérature (l’air de ne pas y toucher…) avec autant de finesse et de proximité. Astrid qui connaît son Pagnol par cœur, ne boudait visiblement pas son plaisir d’être lauréate. Elle viendra aux Rencontres de Carolles cet automme. Nous allions partir quand Nicolas Pagnol nous a invité à dîner à la brasserie avec Lise, son amie et toute une bande d’amis. Petits dégâts au retour à l’appartement. La Harpe n’avait pas supporté notre longue absence et s’est vengée sur un combiné de téléphone dont les pièces gisaient autour de son panier. Elle aurait dû être confiée pour mes quelques jours parisiens à Cathie et Etienne à Saint-Jean-des-Champs (Je m’y perds un peu : Etienne est le frère d’un grand-oncle maternel - par alliance ? - d’Amélie…). Je l’avais d’ailleurs déposée chez eux le matin. Mais une heure avant que je parte prendre le train, j’avais reçu un coup de fil affolé de Cathie (qui va vers ses quatre-vingt ans). Elle avait entrepris d’aller promener la chienne en laisse pour lui montrer les poules. Résultat : dès qu’elle a vu un croupion, La Harpe s’est précipitée, faisant tomber la vieille dame (qui n’a rien eu, ouf…), et prenant le coq en chasse. Lequel y a laissé à peu près toutes ses plumes. S’il n’a pas succombé, il doit ressembler à celui du dessin animé de Tex Avery Cock-a-Doodle Dog. Je suis, bien entendu, allé récupérer ma terreur des basses-cours avec qui j’ai fait le voyage en voiture jusqu’à Paris. Trop juste pour le train…
Dimanche 12 juin 2016. 21h00.
Par Xavier Houssin le lundi 11 juillet 2016, 18:12
Amélie a repris le train en début d’après-midi avec Gabrielle et Antoine. Elle était arrivée jeudi soir avec eux. Un bien court séjour dans lequel Gabrielle aurait voulu condenser tout ce qu’elle appelle les bons souvenirs d’ici. Construire des chateaux de sable sur la plage, faire des tours de manège, manger des homards, cuire des gâteaux, installer le théâtre de marionnettes, jouer au jeu des sept familles, écouter des histoires, promener La Harpe… Laquelle la suivait partout d’ailleurs, lui reconnaissant ainsi un statut incontestable de « petite maîtresse ». Antoine, lui, était un peu plus réservé avec elle. Dès que la chienne l’approchait, il poussait de petits cris : A peur, a peur. Ce qui ne l’empêchait pas d’essayer de lui refiler en douce, depuis sa chaise haute, tout ce qui ne l’intéressait pas dans son assiette (pas mal au total)... Nous avons passé de jolis moments avec tous les deux. Mais j’ai trouvé les enfants fatigués, un rien grognon. La faute peut-être aux incessantes disputes de leurs parents. Depuis des années maintenant, Marion et Jérôme s’épuisent en vaines et empoisonnées querelles. J’ai essayé plusieurs fois de les aider comme je pouvais. Je crains que ma bonne volonté les ennuie plus qu’autre chose. Mais si seulement ils pouvaient comprendre, chacun, qu’ils n’ont qu’une vie et que ce n’est pas en gâchant celle de l’autre, ni en troublant celles de ceux qui les aiment qu’ils l’accompliront…
Samedi 11 juin 2016. 22h45.
Par Xavier Houssin le lundi 11 juillet 2016, 18:11
J’ai signé L’herbier des rayons au marché de la Poésie, place Saint-Sulpice. Le volume est sorti de chez l’imprimeur hier. Jusqu’au bout je serai resté inquiet qu’il ne paraisse pas. Perdu dans une espèce de superstition, je n’osais pas en parler, à peine y penser. Nicole m’a permis d’avancer le projet jusqu’au bout au moment où je n’y croyais plus. Le rachat de Belin et puis ce camouflet chez Actes Sud. Qu’étais-je allé me perdre dans ces eaux-là ? Caractères, c’est ma maison, celle de mes dix-sept ans, lorsque j’étais venu porter le vrac de mes poèmes à Bruno Durocher. Allez... En tout cas, le livre est très beau. Philippe, le graphiste a scanné les planches avec une hallucinante attention du détail. Pas une coquille dans le texte non plus. Le recueil est un bijou. Je devais venir en train à Paris, mais les grèves m’ont fait prendre la voiture. Drôle d’aller-retour. Je ne suis resté là-bas que trois heures. Mais j’ai vu plein de gens et me suis laissé porter de retrouvailles en rencontres. C’était bien. J’ai emporté une petite pile d’exemplaires pour faire mon service presse. J’étais de retour à Carolles pour le dîner.
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