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lundi 20 février 2017

Jeudi 26 janvier 2017. 21h10.

Je passe quelques jours à Paris. Des analyses, des visites aux médecins. Je suis venu en voiture. C’est plus simple avec la chienne. Elle a renoué très vite avec ses habitudes parisiennes. Très sage dans l’appartement. Trop ? J’ai juste l’impression qu’elle s’ennuie. Amélie est à Biarritz pour le F.I.P.A., un festival de création audiovisuelle où elle défend Terminus Belz, le polar d’Emmanuel Grand. Elle rentre demain.

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Samedi 21 janvier 2017. 23h45.

Je suis allé chercher Violaine Bérot à Rennes (encore une fois pas de trains sur la ligne Paris-Granville). Elle est en ce moment en résidence d’écriture dans les Vosges, logée dans un chalet isolé. La neige, la montagne, ça ne doit pas beaucoup la changer de ses Pyrénées. Elle rit. C’est le luxe les Vosges ! A Arrout dans l’Ariège, elle vit à l’écart du village (qui doit peut-être faire 80 habitants) dans une yourte. Elle écrit. Elle donne un coup de main à l’occasion à la ferme d’à-côté pour les chèvres. Folle de liberté, Violaine. De sa Jehanne, elle disait : Impulsive toujours. Prête à tout donner, à tout abandonner pour quelques minutes de lumineux bonheur. Raisonnable jamais. Comme ça lui ressemble. Après déjeuner nous allés marcher un peu sur la plage. Vent froid, ciel bleu. Il y avait salle comble pour la rencontre.

Vendredi 20 janvier 2017. 22h00.

J’ai commencé une liste de titres pour le prix Pagnol. Rangé mon bureau (un peu). Relu Jehanne de Violaine Bérot. Son premier roman de 1995. Elle sera à Carolles demain pour les Rencontres littéraires.

Jeudi 19 janvier 2017. 17h45.

J’ai envoyé à Olivia mon papier sur La danse sorcière de Karine Henry. Son deuxième roman où une danseuse (étoile) doit se défendre sans cesse contre d’inquiétantes obsessions, des sensations de terreur, d’effrayantes visions. Traumatismes d’enfance, manipulations perverses. Le texte fait un drôle de pas de deux avec la folie. Et ce roman de la part d’ombre se révèle aussi un roman noir : l’épilogue est… hitchcockien. Terminé aussi une brève pour Le Monde sur Le chemin de Macau de Jean-Marie Planes. Eric Loret s’en va à la fin du mois. Il ne m’aura pas fait beaucoup travailler.

Mercredi 18 janvier 2017. 20h30.

Sophie Joubert m’a demandé si je pouvais animer deux rencontres pendant le Festival Hors Limites de Seine-Saint-Denis en mars. Une avec le poète haïtien Néhémy Pierre-Dahomey qui vient de publier un premier roman au Seuil, l’autre avec Véronique Ovaldé. Ca se passera dans des bibliothèques, à Saint-Denis et à Aulnay-sous-Bois. J’ai dit oui, bien sûr. J’espère juste qu’il y aura un peu de monde. Je me souviens de débats les années précédentes (avec Olivia Rosenthal, avec Frédéric Forte…) où il ne se trouvait pas dix personnes pour nous écouter.

Mardi 17 janvier 2017. 18h15.

J’ai appris la nouvelle en regardant le site de L’Obs : la liste des cinq finalistes du prix Hennessy du journalisme littéraire vient de tomber. Je n’en suis pas. Cela presque dix ans maintenant que je m’entête sans résultat. Il y a longtemps que j’aurais dû laisser tomber, mais je suis un peu comme celui-là qui joue la même combinaison au loto chaque semaine et qui a trop peur que ses chiffres sortent au moment où il a, de guerre lasse, décidé d’arrêter. Ce sera la prochaine fois, la prochaine fois… N’empêche, je regarde les noms de ceux choisis cette fois-ci et je me dis… rien. Je sais, c’est stupide, mais je me sens blessé. Et j’en deviens tristement aigre.

lundi 16 janvier 2017

Samedi 14 janvier 2017. 22h50.

Martine, Agathe et Jean-Pascal sont venus déjeuner. J’avais fait une choucroute. Sacré plat de saison. J’avais sorti un pinot noir 2014 de chez Hueber. Mais la garniture, ce n’était pas ça. Ou pas vraiment ça. On sentait bien qu’elle était plutôt… normande. La prochaine fois, il faudra faire venir knacks, saucisses fumées, au cumin, nuremberg, gendarmes, cervelas et boudins de la charcuterie alsacienne de la rue de Vaugirard. Nous avons tiré les Rois. C’est moi qui ai eu la fève. Le soir nous étions invités chez Brigitte et Yann Richart (elle est la conservatrice des trois musées de Granville, le musée Anacréon, la maison de Christian Dior et le musée d’Art et Histoire) à un spectacle à domicile autour de textes de Zola. Nous avons entendu deux nouvelles dont La mort d’Olivier Bécaille qui m’avait tant impressionné lorsque je l’avais lue à treize ou quatorze ans. Une nouvelle antimilitariste de Maupassant aussi, L'aventure de Walter Schnaffs, où un soldat prussien de la guerre de 1870 ne voit de salut que de devenir prisonnier. J’ai vieilli. Cette manière d’écrire, si fouillée, si précise, qui laisse si peu de place au vague, au rêve, m’ennuie plutôt aujourd’hui. Nous avons pris un verre ensuite, grignoté un morceau, bavardé avec les uns et les autres. La pleine lune éclairait le chemin comme nous sommes rentrés.

Vendredi 13 janvier 2017. 19h20.

Grand froid. Un vent glacé soufflait sur les quais de la gare. Amélie est arrivée au train de 11h00. Epuisée d’une journée de la veille compliquée où elle avait dû organiser la venue d’Italie de Silvia Avallone, l’auteur de D’acier, invitée pour le soir même sur le plateau de La grande librairie. Rien ne s’était passé comme prévu. Elle avait manqué son vol, pas pu prendre le suivant. Il avait fallu acheter petits pots et compotes pour Nilde, sa petite fille d’à peine plus un an qui était du voyage. Et puis les taxis qui n’arrivaient pas, l’hôtel, les restaurants pas tout à fait comme il aurait fallu. Bref, un nœud gordien de contretemps qu’il avait bien fallu trancher, avec l’inquiétude, jusqu’à la dernière minute, qu’elle ne puisse pas participer à l’émission. Nous ne sommes pour ainsi dire pas sortis de ce qui restait de la journée. Restés au calme, à entretenir le feu. Couchés de bonne heure aussi.

jeudi 12 janvier 2017

Mercredi 11 janvier 2017. 22h30.

Aujourd’hui, cela fait juste un an que La Harpe est arrivée à la maison. Je lui ai offert ce matin une balade d’anniversaire sur la plage. La première depuis que je l’ai récupérée après presque trois semaines de colonie de vacances à L’arche de Léo, le chenil « libertaire » de Saint-Pierre-Langers où je l’avais confiée pendant notre voyage au Mexique. Tout s’est bien passé. Sauf qu’elle a estourbi un petit canard. Mais visiblement, on ne lui en a pas tenu rigueur. Vous la reprendrez quand même ? – Oui, sans problème... Je l’ai trouvée un peu amaigrie. Il devait y avoir de la concurrence à l’heure de la gamelle. Nous avons repris notre ordinaire d’existence. Sans rire, elle m’a manqué. Le séjour au Mexique a été, une fois encore, une très douce parenthèse. L’appartement de Mexico, la maison d’Ixtapan, tout m’est familier. Je m’y retrouve, je m’y reconnais. Je renoue avec un étrange secret caché dans mon cœur. Comment donc ce pays a-t-il pris cette place si particulière ? Je n’y suis venu la première fois qu’en 2007. J’éprouve là-bas une sensation très voisine de celle qui m’accompagne lorsque je reviens à Senlis. Nous y avons d’ailleurs passé une journée le dernier week-end de novembre. J’étais venu à Paris en voiture, c’était l’occasion. Cela faisait si longtemps. Je voulais revoir « mon » arbre, un très vieux chêne au tronc dédoublé, en lisière de la forêt d’Halatte. Totem d’enfance. J’ai fourré dans ma poche quelques feuilles mortes. L’hiver approche. Nous sommes rentrés dans la nuit. Au Mexique, c’est surtout nos nièces, mes nièces. Comme elles ont grandi, comme elles changent. Camille surtout. Elle va avoir seize ans. Et sa beauté toute neuve de jeune fille me retient, intimidé, de la serrer, comme avant, dans mes bras. Elle a un petit ami bien mignon, bien gentil (Rodrigo) avec qui elle joue, avec application, à l’amour, comme elle jouait à ses jeux de gamine, il y a si peu de temps. Elle est heureuse. Et on a tellement envie de lui protéger son bonheur. Les deux suivantes la regardent avec admiration. On dirait, d’année en année, qu’à leurs yeux, leur aînée gagne en prestige. Victoria s’est mise à la boxe, Valentine à la pâtisserie. Brioches, feuilletés, charlottes : du grand art. Elle tient même un blog avec une (vieille) copine du temps de la maternelle. Reste Apolline, la dernière, ma filleule, qui a cinq ans depuis novembre, et qui rit, et qui boude, et qui m’émerveille. Je lui ai lu Les Malheurs de Sophie. Je commençais : Sophie était étourdie…, la petite Sophie n’était pas très obéissante…, Sophie était coquette…, Sophie était gourmande…, et mon Apolline me regardait avec de grands yeux impatients. Quelle bêtise cette Sophie allait-elle encore faire ? Nous avons fêté Noël à Mexico. Réveillon chez Olivia et Renaud, déjeuner du lendemain chez Diana et Erik. Je ne sais toujours pas dire trois mots en espagnol à la suite. Allez, je prendrai des cours. Pour la prochaine fois. Journées lentes à Ixtapan. Je me suis laissé bercer. Un peu lu, pas vraiment travaillé. Avant de partir, j’ai accompli mon petit pélérinage de chaque fois à Tonatico. Je sais ce que je dois à, la Vierge de là-bas.

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Vendredi 25 novembre 2016. 20h50.

Déjeuner avec François Broche chez Marcel, rue Stanislas. Encore un de ces endroits qui me rassurent. Cela faisait un moment que je n’y avais pas mis les pieds. La dernière fois, c’était avec Claudine. François voulait me présenter Dominique Charnay. Je me souvenais bien de son Cher Monsieur Queneau paru chez Denoël il y a cinq ans. Un florilège des lettres accompagnant les manuscrits adressés à l’auteur de Zazie, éditeur chez Gallimard, par des écrivains en herbe. Queneau les avait conservées. Manque, bien sûr, ses réponses. Cela forme un curieux ensemble, hasardeux, poétique. Un peu grinçant. Il s’efforce en ce moment d’écrire sur son père. Raison pour laquelle François tenait à ce que nous fassions connaissance... Malheureusement je suis peu locace sur mon travail, d’autant qu’il ne cesse de s’effilocher à chaque ravaudage. Ca craque de partout. Mais Charnay a parlé pour deux (et même pour trois), du coup, je me suis mis en roue libre en l’écoutant et c’était plutôt agréable. Le repas a été gai. Au café, Pierre, le patron, a apporté le livre qu’il vient de faire paraître chez Albin sur son bistrot, l’histoire, les anecdotes, les recettes. Un joli volume dont la couverture reprend le papier années 1970, à motif de grosses fleurs, qui tapisse toujours les murs de l’endroit. Je l’ai acheté.

mardi 20 décembre 2016

Jeudi 24 novembre 2016. 22h45.

Trajet en voiture jusqu’à Paris avec la chienne. Toujours aussi calme. Elle ne s’est réveillée de sa torpeur confiante qu’une fois le boulevard périphérique franchi. Là, assise sur la banquette, elle regardait la circulation par la vitre, grognait un peu au passage d’un vélo qui se faufilait, d’un piéton qui s’approchait un peu trop près. Elle a repris sans problèmes ses habitudes dans l’appartement, retrouvé son panier qui commence à devenir bien petit et s’est soumise sans rechigner au fastidieux et nécessaire tour du pâté de maison de ses promenades hygiéniques. Elle a fait une incroyable fête à Amélie qu’elle avait aperçue de loin, sans se tromper, dans le flot des passants, rue Daguerre.

Mercredi 23 novembre 2016. 20h10.

Je vais à Canossa. J’accepte la proposition d’indemnités de Libération. Pas le choix…

Mardi 22 novembre 2016. 21h00.

Longue promenade sur la plage avec la chienne. Hier, chez Norbert et Annick à qui je l’avais confiée, j’ai trouvé qu’elle était vraiment heureuse de me retrouver. C’était moi plutôt. Nous ne nous sommes guère quittés depuis bientôt un an que je suis allé la chercher à son élevage d’Achères-la-Forêt. J’ai envoyé mon dossier pour le prix Hennessy du journalisme littéraire. Cela fait dix ans maintenant que je postule. Deux fois finaliste. Je ne sais pas bien pourquoi je m’acharne.

Dimanche 20 novembre 2016. 19h30.

Nous sommes rentrés hier soir tard de notre pélérinage sensible dans le Territoire de Belfort et dans le Haut-Rhin. Morvillars où se trouve la tombe de mon grand-oncle Henri, Chavannes-les-Grands, l’ambulance militaire où il est mort le 24 novembre 1916 et les bois d’Hirtzbach où il a été mortellement blessé une semaine auparavant. Sa fiche militaire parle de blessures pénétrantes et de fractures du 5e métacarpe gauche. Ce qui laisse penser qu'il s'agit d'un corps à corps. De fin 1916 à début 1917, on s’est battu très violemment dans ces bois. Les lignes françaises et allemandes étaient toutes proches et Français et Allemands ne cessaient de tenter des coups de force. Ce sont de hautes futaies trouées d'une quantité d'étangs. Les archives disent qu'en novembre 1916, il y pleuvait presque sans discontinuer. Exactement comme lorsque nous les avons traversés. A Chavannes, impossible de retrouver la moindre trace de l’ambulance de campagne où Henri a agonisé une semaine entière. Nous avons fait le tour du village. Le grand frêne, près de l’église devait déjà être là en 1916... Le gris du ciel, la pluie persistante. Au pied de sa croix, au cimetière militaire de Morvillars, j’ai déposé la couronne que j’avais fait réaliser par la fleuriste de Saint-Pair, hortensias et chardons. Je reviendrai.

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Mercredi 16 novembre 2016. 21h40.

L’autocar nous a déposé gare Montparnasse à 3h00 du matin. Une petite flotte de taxis nous attendait. J’étais à la maison une demi-heure après. Voyage pénible. Le chauffeur faisait brailler la radio. Il s’est perdu en arrivant à Paris. Pensez, je n’y ai pas mis les pieds depuis mon service militaire… Je me suis rendu compte en me couchant que pas une fois je n’avais pensé au pauvre type qui s’était flanqué sous le train. Déjeuner avec Marie boulevard Haussman dans un restaurant à deux pas de sa galerie. Je la trouve apaisée sans bien savoir à quoi cela tient. Comme toujours, elle ne me raconte pas grand chose de sa vie, mais nous avons passé un très joli moment. J’ai retrouvé Pascale le lendemain à La mère agitée. Elle rentrait de quelques jours avec ses frères dans la maison familiale (enfin celle de ses parents qu’un de ses frères justement occupe aujourd’hui). Nous nous sommes échangé les nouvelles. Cela faisait un mois que nous ne nous étions pas vus. Je lui ai raconté mes déboires avec Libération. Je m’étais finalement décidé à leur écrire pour leur réclamer les indemnités qui m’étaient dues après que Next où j’avais une chronique mensuelle et des papiers réguliers depuis 2010 avait mis la clé sous la porte en mars. Le nouveau responsable des ressources humaines, un certain Sylvain Roux, m’a appelé, tout miel, pour m’expliquer, en gros, qu’il me faisait une faveur en me lâchant un peu plus de 2000 euros. Rien à faire pour négocier. Prendre un avocat ? Ces gens-là savent bien que cela me coûtera plus cher que le peu que je leur grapillerai. Alors, bien sûr, je vais céder. N’empêche, j'ai signé pendant six ans dans tous les numéros du mensuel. Si je ne m’étais pas manifesté, je n’aurais rien eu du tout. Drôle de fin quand même. Mon tout premier papier à Libération est paru le 24 avril 1991. J’en avais fait quelques autres pour Edouard Mir au service société. Puis il avait cessé de m’en commander du jour au lendemain. Déjà. Nous avons reçu Michel Bernard aux Rencontres pour ses Deux remords de Claude Monet. Ma chronique sur le livre, au Monde, était sortie juste avant. François Broche m’avait envoyé un petit mot à l’occasion. Je suis content, m’écrivait-il, que vous rencontriez Michel. C’est un de mes meilleurs amis. Je suis allé le chercher à l’aéroport de Rennes (il arrivait d’une signature à Nice) et, en bavardant dans la voiture, nous nous sommes assez vite sentis en confiance, en « familiarité » même. J’étais d’ailleurs à ce point pris par notre conversation que j’ai raté un embranchement sur l’autoroute et que nous nous sommes retrouvés à Laval. Cent cinquante kilomètres de détour. Une paille. J’espère que nous reverrons. Que nous pourrons nous écrire un peu. Je n’y crois guère. La correspondance est morte. J’ai beau m’obstiner, plus personne ne répond au courrier. Ne serait-ce que par simple politesse. Cela fait des années, d’ailleurs, que les auteurs ne se donnent plus la peine d’envoyer un simple mot de remerciement après un papier. Les plus reconnaissants adressent un texto, deux lignes de courriel. Les enfants n’accusent pas réception des lettres. Personne ne les encourage à glisser ne serait-ce qu’un dessin dans une enveloppe. Et pour mes amis je peux m’estimer heureux si je reçois d’eux une carte postale de vacances. Même mon vieil oncle Georges qui a pourtant été longtemps le président d’une « Amicale des epistoliers » reste muet aux mots que je lui envoie. J’ai le sentiment d’être atteint d’une désuète manie qui ennuie tout le monde. J’ai signé mon Herbier à la librairie le Détour de Granville, un samedi de pluie battante. Il n’y avait pas grand monde. Heureusement que Martine, Jean-Pascal et Agathe avaient bravé les éléments pour venir.

mercredi 23 novembre 2016

Mardi 15 novembre 2016. 19h00.

Il y a eu un choc curieux, suivi d’un bruit de ferraille. Le train s’est arrêté, peu après le départ de Granville. Après avoir parlé un moment d’un « objet non identifié », le contrôleur nous a annoncé que nous avions heurté en fait « une personne ». Les pompiers sont arrivés, puis la gendarmerie. J’entendais le conducteur, dans la cabine, faire sa déposition : Il était là sur la voie… Nous sommes bloqués en rase campagne. Certains racontent qu’un autocar va nous emmener à Paris. D’autres qu’il faudra prendre un autre train demain matin. Je ne suis pas arrivé.

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