J’étais au Seuil pour l'envoi de quelques nouveaux services de presse de l'anthologie Cayrol. Un saut par chez Gallimard où Françoise m’a donné le beau « Quarto » des romans de Louis Guilloux. Il faisait très doux. Feuilles mortes et marrons. J’ai retrouvé Amélie à la sortie de son travail, square Paul-Painlevé, après avoir flâné longtemps dans les rues.
lundi 21 septembre 2009
Mercredi 16 septembre. 22h00
Par Xavier Houssin le lundi 21 septembre 2009, 12:54
Mercredi 16 septembre. 1h20
Par Xavier Houssin le lundi 21 septembre 2009, 12:54
J’ai été voir Marie-Rose dans sa librairie aux Abesses. Elle est en plein Prix Wepler. Déborde d’enthousiasme. J’en suis sorti tout ragaillardi. Je lui avais acheté deux trois livres pour Louise et Basile, les enfants d’Antonie et Vincent, chez qui nous étions invités à dîner avec Marion et Jérôme. Ils habitent un trois pièces tout près du parc Georges-Brassens et parlent de déménager. Le loyer est très raisonnable. Du coup, je rêve…
Mardi 15 septembre. 18h30
Par Xavier Houssin le lundi 21 septembre 2009, 12:53
Je suis passé chez Buchet. Rendez-vous avec Vera. Café avec Pascale. Petit point avec Claire après les envois d’épreuves des Innocentes à la presse. Ca démarre pas mal. Elle a vraiment fait un beau boulot. Pourvu que ce titre marche. J’avais rendez-vous pour déjeuner avec Aurélie au Bistrot de Paris, rue de Lille. Elle venait, « en voisine », de La revue des deux mondes, où elle pige régulièrement. Elle m’a donné des nouvelles de Page où nous nous étions rencontrés en 2006, quand j’y avais travaillé un ou deux mois. J’en garde un horrible souvenir. Tout se passait là-bas comme dans « Un thé chez les fous », ce chapitre d’Alice où la pauvre doit sans cesse changer de place et où elle se retrouve toujours devant de la vaisselle sale. Pouah. Maintenant, c’est Virginie, la rédactrice en chef, qui vient d’être remerciée. Chacun son tour... Très vite, nous avons parlé d’autre chose. J’avais rendez-vous l’après-midi avec Renaud, chez lui, rue des Martyrs. Nous avions à travailler ensemble un court texte sur le statut financier de l’écrivain. Lui et moi savons bien de quoi il s’agit…
Lundi 14 septembre. 21h20
Par Xavier Houssin le lundi 21 septembre 2009, 12:52
Déjeuné avec Nicole. Elle m’emmène presque toujours dans le petit restaurant végétarien en face de Caractères. Quiches aux légumes. Lasagnes aux légumes. Comme ils ne vendent pas de vin, elle apporte notre bouteille. Cette fois, c’était du zampa, un cru indien puissant et très « exotiquement » parfumé qu’elle tenait de je ne sais où. Un peu étrange sur la courgette-chèvre-épinards. Nous avons travaillé un bon moment à la chronologie de Bruno Durocher pour l’édition de ses Oeuvres complètes. J’ai encore deux volumes à regarder, la préface à rédiger. Rendu promis pour la fin octobre. Pas question d’avoir du retard. Ca commence à se bousculer.
Dimanche 13 septembre. 22h15.
Par Xavier Houssin le lundi 21 septembre 2009, 12:51
Balade sur les bords du Loir avant de rejoindre une discussion avec groupe d’enseignants. J’ai parlé un peu avec Laurence Tardieu. Trop peu. J’aurais voulu dire davantage, mais je ne me sens capable que d’échanger des banalités. Son écriture me touche beaucoup. Depuis Comme un père en 2002. Elle m’avait fait une longue dédicace en m’envoyant Un temps fou au début de l’année. J’avais hésité à lui adresser un mot à l’époque. Je ne l’avais pas fait. Pour les mêmes raisons. Ces émotions-là me restent, sans phrases. Ne rien pouvoir dire de sensible aux écrivains qu’on aime. Un comble… C’est peut être la raison pour laquelle j’écris des papiers. Il y avait une visite de l’abbaye de la Trinité. Nous étions une petite troupe d’auteurs à suivre la conférencière. Une dame vraiment très érudite. Trop sans doute. La salle capitulaire, les stalles du chœur, Geoffroy Martel, comte de Vendôme, Agnès de Poitiers (sa fille ?), impératrice d’Allemagne, le pape Grégoire VII... Au bout d’un moment nous avons commencé à l’abandonner, par groupes de deux, de trois. Ca ressemblait à cette scène d’un film ( peut-être Les 400 coups de Truffaut, pas sûr…) où les enfants quittent la promenade les uns après les autres et où le pion se retrouve tout seul. Dans les jardins du cloître, nous avons attendu la dégustation de vins prévue au programme. Je suis resté fidèle au gris, ce rosé très pâle du pineau d’Aunis ce cépage planté partout ici, de Cheverny jusqu’à Saumur. Trinqué avec Alain Jaubert avec qui je me suis découvert plein de manies botaniques communes. Je vais lui envoyer des graines… Lectures. Signatures. Nous sommes passés voir Edouard Manceau, l’auteur des aventures de Capucine la souris qui avaient tant plu à Victoria qu’il fallait lui relire le livre tous les quarts d’heures. Repartis avec un dessin pour elle à envoyer au Mexique. Nous avons quitté Vendôme en milieu d’après-midi. Trois fois rien de regrets. Une éternité que je n’avais pas éprouvé cette douceur du Val de Loire.
Samedi 12 septembre. 23h40.
Par Xavier Houssin le lundi 21 septembre 2009, 12:49
Amélie m’a accompagné à Vendôme. J’y étais invité pour « Zinc de livres ». La manifestation littéraire est en effet installée dans les cafés la ville. Trois quarts d’heure de TGV. Je me suis retrouvé à la terrasse d’un bar, place Saint-Martin, aux côtés de Hafid Haggoune qui a publié, au début de l’année, Rêve 78 chez Joëlle Losfeld, Alain Jaubert et José Artur. J’étais un jeune homme pétri de trouille quand j’avais été voir ce dernier, dans les années 1970, à la fin d’un de ses Pop Club. Je voulais monter la Mélanie de La Harpe au théâtre. Je me souviens qu’il m’avait écouté très très patiemment. Après quelques verres de vin gris, je suis parvenu à lui raconter. Là encore, j’ai trouvé qu’il était patient. Après-midi de signatures. Le soir, dîner au théâtre. Guy Goffette était reparti. Salué Alain Rémond. A table, nous avons retrouvé Alain et Hafid. Et Hafed Benotman, Sylvie Gracia, Fabienne Juhel, Jake Lamar… Médiocre repas, mais ça n’avait vraiment pas d’importance.
jeudi 17 septembre 2009
Vendredi 11 septembre. 23h40.
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:47
Ils auraient pu choisir une autre date… J’ai passé la matinée à l’Hôtel-Dieu. Un rendez-vous pris par la spécialiste que j’avais vue en juillet. Prise de sang, analyses, examens. Entretien avec un médecin. Une diététicienne. Résultat : je vais mieux, mais je reste malade. Et puis l’hôpital me provoque une angoisse impossible à calmer. Ma tension fait des bonds, encore plus haut que d’habitude. Je vous prescris quelque chose. – Non merci. S’il vous plaît. Pas ici. Pas maintenant. J’ai répondu non à tout d’ailleurs. En sortant, j’ai appelé le cardiologue de Brigitte. En ville, comme ils disent. Déjeuner avec Amélie chez Guiseppe. Tout va aller bien, tu sais. Je me suis efforcé, la journée, de penser à autre chose. Ecrit mon papier sur les Eclats d’enfance de Marie Sizun. Un récit doux et inquiet sur ses premières années passées dans le XXe arrondissement, entre la porte des Lilas et les hauts du Télégraphe. J’ai pensé à cette toile XVIIIe de Charles-Léopold Grovenbroek, que j’avais découverte, enfant, au musée Carnavalet : Vue de Paris après Belleville. Oui, c’est ça. Fermer les yeux sur le motif et les rouvrir, un instant, sur les paysages d’avant.
Jeudi 10 septembre. 22h00
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:44
Je commence à recevoir, en copie, les courriels de l’Association de défense de la vallée du Lude. Ma mère en a été la présidente pendant très longtemps. J’en suis toujours adhérent. L’autre jour, à Carolles, Patrick Dacheux est passé à la maison. J’ai compris qu’il serait content que je participe un peu à leurs travaux. Je vais m’y mettre, c’est nécessaire. L’équilibre, là-bas, est si fragile. Reste à trouver le temps.
Mercredi 9 septembre. 22h30.
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:44
Jean-Yves Cendrey était à Paris pour deux jours. On s’est vus entre ses rendez-vous. Quelques verres au J’Go à se raconter la vie simple. Je n’ai toujours pas commencé à écrire mon papier sur lui…
Mardi 8 septembre. 23h20.
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:43
Je suis allé au Seuil, envoyer les services de presse de mon anthologie poétique de Jean Cayrol. Le livre est en librairie à la fin du mois. Plus de deux ans que ce projet a débuté. J’ai vraiment le sentiment d’avoir accompli quelque chose d’important. De rendre un peu de ce que l’on m’a donné. Je reviens de si loin que j’ai peur de me perdre. J’ai mis un long mot dans l’exemplaire pour Jeanne Cayrol. J’aimerais retourner la voir à Bordeaux. Déjeuné avec Brigitte au Perron. C’est toujours un si grand plaisir. Je lui fais pas beaucoup de papiers dans l’année. Les derniers étaient pour des « lectures de vacances » au Pèlerin. Cette rentrée, il y avait bien Passage des larmes d’Abdourahman A. Waberi, mais c’est Christine qui le fait pour Le Monde. Je voyais Christine, justement, en fin d’après-midi. Un verre au Sauvignon. On ne s’était pas vus depuis mai et le mariage. Parlé du journal. Des livres que nous avons lus. Un peu de nous. Amélie est venue nous rejoindre. Nous sommes rentrés doucement.
Lundi 7 septembre. 21h20
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:41
Impossible de travailler. L’appartement est sans dessus dessous. J’ai passé la journée à ranger. Je ne sais pas quand nous récupérerons la cave. En attendant les cartons sont partout. J’ai trié, jeté, remis dans un ordre précaire. Libéré la cuisine. Si nous restons ici, et je ne vois pas bien comment nous pourrions déménager, il va falloir que je retrousse mes manches. Il y a de la plomberie, de l’électricité, de la peinture. Je touche à ma névrose. Par quoi commencer ?
Dimanche 6 septembre. 22h40.
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:41
Déjeuner tous ensemble chez François à Genêts où nous étions allés pour le mariage en mai. Vous nous feriez rôtir une oie, un jour ? Rendez-vous pris en décembre, un jour de semaine. D’ici là, j’espère bien que nous aurons l’occasion d’y retourner. François m’a glissé un manuscrit en italien, écrit par son beau-frère, comédien. Si vous pouviez le faire lire… Nous avons une courte sieste sur l’herbu à Saint-Nicolas. Soleil doux. Pas un bruit. Laurence, Patrick, Marion, Jérôme, sont partis en fin d’après-midi. Avant de nous coucher, nous avons mis en pots la confiture de raisins, cueillis hier sur la treille. Cinq kilos de minuscules grappes de breton, le cépage du chinon, dont j’avais rapporté une bouture de la maison de Christian, à la Croix-en-Touraine. Il y a bientôt trente ans. Ca sentait la framboise dans toute la maison.
Dimanche 6 septembre. 2h20.
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:40
Nous avions prévu de nous coucher de bonne heure. Un vœu pieux. J’avais acheté un gros carré d’agneau chez Bisson. Amélie avait fait un gratin avec les légumes du potager. Nous avons fini la soirée en buvant le calvados de M. Jouenne. La dernière bouteille.
Samedi 5 septembre. 19h30.
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:40
Jérôme a retrouvé le trousseau dans la poche d’un tablier de jardin. Ce qu’elles faisaient là ? Mystère. Laurence et Patrick sont arrivés de Rouen. Nous nous sommes gavés d’œufs et de jambon avant de partir pour Genêts. Le rendez-vous avec le guide pour la traversée de la Baie était prévu à 12h30. Cinq heures de marche aller-retour. Depuis combien de temps n’étais-je pas allé au Mont à pied ? Sur le parking du Bec d’Andaine, il y avait foule. Des groupes et des groupes. De quoi être effrayé. Traversée calme cependant, dans le sable et la tangue. Passage des rivières. Une halte sous Tombelaine. On ne peut plus y accéder. Le rocher est à présent une réserve ornithologique. J’y étais grimpé, adolescent, à la recherche des vestiges de l’ancienne forteresse mise à bas par Louis XIV à la fin des années 1660 parce qu’elle était propriété de Nicolas Fouquet. Je n’avais vu alors que quelques pierres envahies de ronces. Nous sommes restés moins d’une heure au Mont Saint-Michel. Le temps d’un café, et encore. Là-bas, c’est la cohue. Il faudra revenir un jour pluvieux d’hiver quand il y aura moins de touristes. J’aimerais qu’Amélie voie l’abbaye. Retour au pas de promenade. Nous étions lanterne rouge. Le guide a dû nous attendre un bon moment. Nous avions envie que cela dure, encore un peu…
Vendredi 4 septembre. 23h10.
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:38
Georgette nous a donné deux boîtes des œufs de Marie-Thérèse. Je sais que vous attendez du monde… Nous avons passé la journée à préparer la maison et le jardin. Le ménage. Faire les lits. Ramasser les feuilles du peuplier qui envahissent la cour. Ratisser les allées. Les Jouenne sont passés nous livrer le bois pour l’hiver. J’ai fait quelques allusions au fait que nous allions bientôt nous retrouver en rupture de calva. Mais ça ne devait pas être le moment d’en parler. La conversation a roulé sur le temps. Il faudra insister. Plus tard. Panique au moment d’aller chercher Marion et Jérôme à Granville : les clés de voiture avaient disparu. Nous avons cherché partout. En vain. Le temps d’aller chercher le double chez Georgette, je suis parti très en retard. Ils ont attendu un bon quart d’heure. Tout le monde s’est mis à nouveau à la recherche de ces fichues clés. J’en ai failli oublier la côte de bœuf dans le four. Il était moins une.
Jeudi 3 septembre. 23h50.
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:37
Jeux d’Épreuves avec Sabine, Etienne et Frédéric. Je défendais Un mal sans remède d’Antonio Caballero. Tous ont été enthousiastes sur le livre. Comme à chaque fois qu’il y a cette unanimité, je m’en suis senti rassuré, conforté. Et puis ce texte me touche très particulièrement. Au delà des péripéties tragi-comiques dans lesquelles il embarque son héros, Antonio Caballero, dit simplement à quel point il est difficile d’écrire un poème. Cela fait des mois que je dois rendre mon recueil à Nicole pour Caractères. Et ce n’est toujours pas ça. Toujours pas. J’ai retrouvé Amélie à la gare de Vaugirard. Nous avons pris le train de 20h00.
Mercredi 2 septembre. 23h00.
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:36
Je suis passé chez Buchet envoyer les épreuves des Innocentes. Pris un verre avec Pascale au J’Go. Son livre sort en janvier chez Joëlle Losfeld. J’ai continué ma lecture des textes de Jean-Yves Cendrey tout l’après-midi. Impossible de me détacher des Morts vont vite.
Ca tombe !
- Quoi ?
- Mais tout !
- Tout tombe !
Mardi 1er septembre. 22h30.
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:35
J’ai envoyé mon papier à Florence sur Mère Cuba de Wendy Guerra. Avant j’avais appelé Marianne Millon, sa traductrice pour vérifier quelques détails. Nous avons parlé aussi de ses poèmes. Trois recueils parus. Platea oscura, écrit quand elle avait dix-sept ans. Cabeza rapada, ensuite et Ropa interior, l’an dernier. J’aimerais beaucoup les lire. Les déchiffer plutôt, car mon espagnol est plus que rudimentaire. Elles seront toutes les deux aux Correspondances de Manosque. J’aurais peut-être l’opportunité de revoir Wendy Guerra pendant son séjour en France, à ce moment-là. Claire et Emmanuel sont partis aujourd’hui pour un voyage d’une semaine en Écosse. Le cadeau de leurs quarante ans de mariage. La famille de Claire est originaire de là-bas.. Et nous, on y va quand ?, m’a demandé Amélie comme je la retrouvais, au Marché Saint-Germain, en fin de journée.
Lundi 31 août. 23h50
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:33
Soirée de rentrée au Virgin des Champs-Elysées avec la remise du prix Laurent Bonelli. Laurent est mort en décembre 2006. Le prix a été créé dès l’année suivante. Je pense souvent à lui. Nous avions avions surmonté tous les deux une espèce de timidité d’approche grâce à quelques amis en commun. Jean-Philippe qu’il avait rencontré au travers d’une vraie coïncidence de destin à la parution d’Accès direct à la plage. Katherine aussi, chez qui il allait l’été aux Petites-Dalles. Le lauréat cette année était Vincent Message pour Les veilleurs, volumineux premier roman de la folie et du rêve, paru au Seuil. Une histoire de L’autre côté... Géraldine me l’a présenté. Je dois le revoir en septembre avec François Beaune à la Villa Gillet. Jérôme est passé en coup de vent. En fait, il venait chercher quelques kilos de tomates qu’on lui avait ramenées du potager. Nous l’avons un peu abandonné, même pas dit au revoir d’ailleurs, tant nous étions embarqués dans les retrouvailles avec les uns et les autres. Dans ces moments, je ne suis pas forcément très à l’aise. Il m’arrive, de plus en plus souvent, de ne pas me souvenir du nom des gens. Cela amène des conversations bizarres dont j’ai du mal à trouver l’issue. Ce soir, cela est arrivé avec Thierry Hesse. Rien à faire. Nous étions pourtant ensemble au Salon du premier roman de Draveil en 2003. Il venait de publier Le cimetière américain. Moi, La ballade de Lola. Lorsque je me suis rendu compte que c’était lui, il était déjà loin. Trop tard. C’est tellement idiot. Je vais lui envoyer un mot. Embrassé Delphine, Diane, Claude… Promis à Bénédicte, une fois de plus, de l’appeler. Nous n’avons pas été fichus de nous voir de toute l’année dernière. Quelques cigarettes sur le trottoir. Nous avons pris, pour rentrer, le 80, avenue Montaigne.
Dimanche 30 août. 23h00
Par Xavier Houssin le jeudi 17 septembre 2009, 18:31
Toujours Georgette. Comme nous étions un moment avec elle dans l’après-midi, entre deux considérations sur le temps et les nouvelles des uns et des autres, elle a laissé échapper quelques mots sur Baugy, le village de l’Oise picarde où M. Mazurel, le patron de mon grand-père Joseph, possédait un genre de manoir fin XVIIIe, début XIXe. Joseph était chauffeur. Il conduisait la Delaunay. Cela se passait vers 1924-1925. Elle m’en avait parlé quand je l’avais questionnée au moment de l’écriture du 16 rue d’Avelghem. J’avais cru comprendre qu’il s’agissait d’une sorte de parenthèse tranquille. Mais aujourd’hui elle a dit : C’est là que les malheurs ont commencé. Et puis elle s’est tue. Bon, vous revenez la semaine prochaine ? Quels malheurs ? Enfant, ma mère m’avait amené à Baugy, au détour d’une « excursion » à Compiègne. Je me souviens d’une grille et d’une grande allée. Plus du tout de ce qu’elle avait pu me raconter. Reprendre tout cela avec Georgette ? Je ne sais pas. Je n’ose pas. J’ai tellement le sentiment qu’il faut la laisser en paix avec ses souvenirs et ses secrets.
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