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mardi 5 décembre 2017

Mercredi 29 novembre 2017. 23h50.

J’ai déposé la chienne à l’Arche de Léo. Elle y reste jusqu’à lundi. Et puis encore dix jours, après, au moment de notre séjour de Noël à Magagnosc. Je n’étais pas très à l'aise de la laisser, même pour peu de temps. Un petit pincement. Une inquiétude. Là-bas, elle n’est pas choyée comme chez Brigitte et Yann. Elle est « en colonie de vacances ». Et enfant, je détestais les colonies de vacances. Je suis ridicule. N’empêche, il s’est créé un tel lien de confiance entre cet animal et moi, si calmement, en silence, en solitude, que j’ai du mal à l’abandonner ainsi. J’ai passé la laisse à Eléonore, la jeune femme du chenil. La Harpe l’a suivie sans tourner la tête vers moi. Pourquoi diable voudrais-je qu’elle ait l’air de me dire au revoir ? Pourvu qu’il ne lui arrive rien. Oui, je suis bien ridicule. J'étais à Paris en fin d’après-midi. Retrouvé Amélie. Nous sommes allés à pied (belle balade !) jusqu’à la rue d’Auteuil où nous étions invités à dîner chez Lahlou, le compagnon d’Astrid. Il habite une maison au fond d’une cour d’immeuble, au bout d’un minuscule jardin protégé par une grille. Il a tout dessiné, aménagé lui-même, de manière très contemporaine, les niveaux, les volumes. Un feu crépitait dans la cheminée. Très jolie soirée. Il y avait là Isabelle (que j’allais revoir le lendemain à la distribution des prix à l’Académie) et Paul, « chasseur de têtes », à un haut niveau de recrutement, si j’ai bien compris, drôle et bavard. Astrid m’avait demandé d’apporter pour Lahlou un livre de cœur. Grâce à Amélie qui avait fait le siège d’un libraire d’occasion, j’avais pu lui dégotter une édition de Mort, où est ta victoire ? de Daniel-Rops. Le juste et l’injuste, le mal que l’on nous fait et celui qu’on croit avoir le droit de rendre, que l’on rend, le péché, les salissures de l’âme, et puis l’apaisement, l’absolue confiance. Comme j’ai aimé ce livre. Comme je l’ai lu et relu.

Mardi 28 novembre 2017. 11h30.

Il reste une seule fleur d’hortensia. Toute bleue, à peine grignotée de fanure. Toute droite dans le massif roussi.

Lundi 27 novembre 2017. 20h40.

J’ai envoyé pour le Monde un petit texte sur Une jeunesse de Marcel Proust d’Evelyne Bloch-Dano. Une enquête littéraire toute sensible autour du fameux Questionnaire, qui était en fait une espèce de « jeu de la vérité » de salon, auquel l’écrivain, à seize ans, s’était prêté sur l’insistance de son amie Antoinette Faure (la fille de Félix, qui sera ce président de la République mort d’épectase à l’Elysée). Proust n’a pas été le seul à écrire dans ce cahier de « confessions ». Evelyne Bloch-Dano s’est intéressée à tous les autres participants, jeunes filles et (quelques) jeunes gens de la bonne société d’alors. Petite marelle de la Recherche. Je vais offrir le livre à Jean-Pascal. Ce sera, je crois, mon dernier papier de l’année. Il n’y a pas de place (sauf miracle) pour le dernier volume de la Correspondance de Balzac en Pléiade. Il n’y en plus pour ce qui reste de mes propositions de rentrée. Allez, nous sommes déjà en 2018.

lundi 27 novembre 2017

Dimanche 26 novembre 2017. 19h50.

J’avais entrepris de changer les appliques électriques du koetsch et de la resserre. Il était temps d’ailleurs. Au démontage, j’ai découvert que les gaines des fils d’alimentation avaient commencé à fondre avec la chaleur des ampoules. Il a fallu tout raccourcir, poser des dominos. Evidemment, après, les nouvelles ne s’adaptaient plus. Aucune envie de sortir la perceuse. J’ai tout installé de guingois. Je suis décidemment un piètre bricoleur. Vent glacé à la gare et rafales de pluie. Ces trois jours, Amélie sera passée entre les gouttes.

Samedi 25 novembre 2017. 17h10.

L’éclaircie tient. Les averses promises restent à distance. On les voit s’abattre sur la côte bretonne et Cancale, mais ici le ciel reste dégagé. J’ai cuit les filets de vives au gril. Juste marqués et arrosés d’un beurre maître d’hôtel. Amélie avait poêlé des fenouils. Pas mal.

Vendredi 24 novembre 2017. 23h50.

J’ai acheté des vives au marché. Ce poisson sur lequel il ne fait pas bon marcher quand il s’enfouit dans le sable de la marée basse. Il possède en effet pour se défendre une épine dorsale venimeuse. Sa piqûre est, dit-on, effroyablement douloureuse. A l’étal, pour la vente, les dangereux aiguillons, sont enlevés. Je vous les prépare en filets, m’a dit Mme Deshayes. Je suis reparti avec mes vives comme c’était du fugu. Nous avons profité d’une éclaircie dans l’après–midi. Nous sommes allés à la Croix-Paquerey, puis nous avons rejoint la plage par la côte des Biaux. Il y a là-haut, au bout d’un sentier, une villa XIXe comme cachée dans la broussaille. Séparé de l’habitation, un grand atelier d’artiste. Personne. Il règne dans ce lieu comme une paix inquiète. Je crois que je n’avais jamais vu cette maison. L’entrée principale doit se faire par un des chemins qui partent de la route de la plage. Dîner chez Brigitte et Yann. Ils partent pour un mois à la Réunion. Et nous confient leurs clés.

Jeudi 23 novembre 2017. 22h00.

La pluie a accueilli Amélie à la gare. La chienne trempée, mais enfiévrée des retrouvailles, lui a cochonné le manteau avec ses pattes boueuses. Nous n’attendons pas du beau temps pour les jours qui viennent.

Jeudi 23 novembre 2017. 15h30.

M. Mitaillé a nettoyé le jardin. J’ai planté les symphorines et les lavatères. Le ciel est resté chargé de nuages. Lourd d’humidité. En attente. J’ai reçu le courrier d’appel à candidature pour le prix Hennessy du journalisme littéraire. Hum. Depuis combien d’années déjà, je me dis que c’est la dernière fois ?

Mercredi 22 novembre 2017. 23h20.

J’ai attendu le jardinier toute la matinée. J’ai fini par l’appeler. Là il m’a expliqué penaud : Je vous avais dit « peut-être ». Il m’a juré de passer demain. J’ai repensé à Isidore Boullu, le marbrier des Bijoux de la Castafiore qui promet toujours de venir remplacer cette fichue marche de l’escalier de Moulinsart sur laquelle le capitaine Haddock s’est cassé la figure, mais qui ne se déplace jamais. J'ai dû terminer une pierre tombale : c'était urgent... Je râle. Aujourd’hui il fait grand soleil et demain il va tomber des cordes si j’en crois les prévisions météo. J’ai été acheter des bruyères chez Hue pour les jardinières de la fenêtre, coupé les plus envahissantes des branches du Cecil Brunner. Je dois encore, avant l’hiver, attacher, guider, les rosiers grimpants et traiter tous les autres à la bouillie bordelaise. Michel Bernard m’a écrit. Nous avons une correspondance qui se met doucement en place depuis un an maintenant. Il y a quelques semaines, il m’avait envoyé une carte postale dont je reste encore profondément troublé. Elle représentait un paysage d’automne auquel je n’avais pas vraiment prêté attention. En commençant à lire, j’ai repéré la petite légende : Senlis. Vue du Cours Pasteur et, du coup, j’ai regardé à nouveau la photo. Derrière les tilleuls et les marronniers dont déjà beaucoup de feuilles jonchent le sol, on aperçoit le porche et un peu de la façade de la grosse bâtisse XVIIIe où habitait Mme Bouvier et dont les concierges, M. et Mme Descroix me gardaient le soir au retour de l’école. Quelle émotion. Moi qui dit sans cesse que je ne me souviens de rien, je sais bien que mon enfance, toute mon enfance est restée à l’abri derrière les hauts murs, là bas. Il y avait un jardin, un parc, un potager. Mme Bouvier qui m’avait pris en affection me me faisait feuilleter, en guise de livre d’images, les planches de L’Encyclopédie. Il ne se trouve guère de jours où je ne pense pas à tout cela. Je m’étais dit que je contacterais les propriétaires. Je connais leur nom : M. et Mme Hermand. Et il me semble bien qu’il existe un Jean-Philippe Hermand qui avait été, un temps, mon condisciple. Mais je n’ose pas. Je ne crois pas que j’oserais. Notre petite maison se trouvait juste à côté, séparée par le Vieux-chemin-de-pont qui descend vers Villevert. On ne la voit pas ici. Je la devine. Elle est là. Michel Bernard m’explique dans sa lettre d’aujourd’hui qu’il avait acheté la carte il y a cinq ou six ans à Senlis. Elle lui plaisait. Il l’avait conservée. Lui aussi est troublé. Quelle chance, dit-il, qu’elle ait trouvé son destinataire entre tous. J’ai enfin eu des nouvelles de Josyane, un peu contrariée que j’ai pu laisser entendre qu’elle n’avait pas répondu à mes messages. Elle l’avait fait (elle m’en renvoyait même une copie) et je n’avais pourtant rien reçu. En fait, il s’agissait d’une histoire d’adresse courriel incomplète. Fin du malentendu. Merci à elle. Nous déjeunons ensemble début décembre et elle veut bien voir mon Australien. Relu (d’une traite) le petit recueil des poèmes de Katherine Mansfield (Villa Pauline et autres poèmes, traduits par Philippe Blanchon, à La Nerthe). Dehors dans le jardin/ Dehors dans le noir venteux, berçant,/ Sous les arbres et sous les lits de fleurs,/ sur l’herbe et sous la bordure des haies,/ Quelqu’un balaie, balaie,/ Un quelconque vieux jardinier./ Dehors dans le noir venteux, berçant,/ Quelqu’un secrètement remet de l’ordre,/ Quelqu’un se glisse, se glisse.

Mardi 21 novembre 2017. 22h00.

J’ai reçu mes symphorines et mes lavatères (Brendon spring). M. Mitaillé vient demain nettoyer le jardin. Il me fera les trous de plantation.

mardi 21 novembre 2017

Lundi 20 novembre 2017. 20h45.

Je ne sais plus comment entrer à nouveau dans mon livre. Tourné, essayé. Je ne retrouve rien. Jean-Pascal est passé en fin de journée. Il était à Carolles ce lundi pour s’occuper du jardin. Je n’avais pas de nouvelles depuis un moment. En fait il a fait un malaise lors d’un dîner, il y a une dizaine de jours. Malaise vagal a dit le médecin appelé d’urgence. Rien de préoccupant. Mais depuis il maîtrise mal son inquiétude. Nous sommes à un âge fragile…

Dimanche 19 novembre 2017. 18h50.

J’ai planté les trois rosiers Reine Victoria à l’arrière de la maison.

Samedi 18 novembre 2017. 23h10.

Il y avait beaucoup de monde à la Rencontre. Plus de 90 personnes. La salle était pleine. Geneviève Jurgensen est connue comme chroniqueuse (elle écrit toujours dans La Croix), comme « disciple » de Bettelheim, mais aussi pour avoir créé la Ligue contre la violence routière, après que ses deux petites filles de 7 et 4 ans étaient mortes en avril 1980 dans un accident. La R5 où elles se trouvaient avait été heurtée par un véhicule qui roulait beaucoup trop vite. Sous le choc, les deux petites endormies sur la banquette arrière avaient été éjectées. Dans La disparition, le livre qu’elle a publié en 1994, elle écrit : « J’ai vu tomber des manteaux », a dit la personne qui les suivait au volant de sa voiture. Les manteaux, c’étaient Mathilde et Elise. Mathilde a été blessée à la tête. Elise, si j’ai bien compris, a heurté de son ventre la glissière de sécurité. Je n’ai pas trop voulu trop revenir sur ce texte et sur ce drame. Tout est accompli. Mais j’ai quand même évoqué avec elle les albums pour enfants qu’elle a fait paraître en 1983. Debout Elise !, Les souliers d’Elise… Cette fillette, ce bout de chou de quatre ans, à jamais à l'abri dans les pages.

Vendredi 17 novembre 2017. 19h50.

Amélie a été occupée presque toute la journée par le repas des anciens, pardon des « cheveux blancs », organisé par la mairie. Il fallait servir à table, faire la conversation. Et avant, préparer la salle. Après, la débarrasser… J’ai travaillé à la Rencontre de demain avec Geneviève Jurgensen. Elle vient de publier chez Lattès Avant l’avenir, 400 pages de récit sur son enfance, son adolescence. C’est hallucinant de détails, de précisions. Moi qui ne me souviens de rien…

Jeudi 16 novembre 2017. 23h20.

Maureen a passé quelques jours à Paris. Elle venait, à nouveau, pour son salon « couture et création » qui se tenait porte de Versailles. Amélie l’a accueillie à l’appartement. Cela faisait un moment qu’elle n’avait pas eu de nouvelles. En fait Maureen sort à peine d’une grande dépression. Comme cela vous exile, vous retranche du monde et vous laisse, épuisé, écoeuré. Thibaut est toujours sans travail. La réalité pèse lourd aussi. J’ai bouclé un nouveau rendez-vous « Aury » pour Steven avec Florent Georgesco, l’éditeur de la biographie écrite par Angie David. Son programme commence à ressembler à quelque chose. Aujourd’hui c’était beaujolais nouveau. J’en ai acheté à Granville, chez Bouchereau, rue Lecampion. Je n’ai jamais, depuis que j’ai commencé à travailler dans la presse, raté ce rendez-vous de novembre. J’en garde des souvenirs très joyeux. Je sais, tout cela n’est plus vraiment au goût du jour. Ne m’a-t-on pas raconté que maintenant certains proposaient aux bouclages, des pommes, des Malabars et de l’eau pétillante ? Nous avons trinqué Amélie et moi. A Maureen, à Thibaut, au temps qui file. Mais qui reste beau. Ensemble.

Mercredi 15 novembre 2017. 20h20.

Sophie m’avait invité à Avranches FM, une webradio locale où elle anime une émission de conversation culturelle toutes les semaines. J’étais déjà venu l’an dernier pour présenter mon Herbier des rayons et parler, bien sûr, des Rencontres littéraires de Carolles. Cette fois-ci, le prétexte était la remise de mon prix à l’Académie française à la fin du mois. La discussion a porté aussi sur le Goncourt et les prix de la rentrée. Elle m’a gentiment questionné sur mon parcours, le journalisme, l’écriture… J’ai dit quelques mots sur la prochaine Rencontre (samedi) avec Geneviève Jurgensen, donné les noms des prochains invités (Thierry Dancourt, Marc Villemain, David Fauquemberg…). L’originalité de cette fois-ci était que je devais venir avec ma propre playlist. Je me suis aperçu en écoutant les morceaux que j’avais choisis que ma programmation était, sinon sinistre, du moins pas franchement gaie. Le Concerto n° 6 pour flûtes en mi mineur de Boismortier, une chanson d’Atahualpa Yupanqui, la Cantate BWV 131 de Bach (Aus der tiefen rufe ich, Herr, zu dir…), As tears go by chantée par Marianne Faithfull. Heureusement, dans un sursaut de dernière minute, j’avais eu l’idée d’ouvrir avec le Good Morning ! de Singin’ in the rain. Sans quoi… La chienne attendait dans la voiture, sage. J’ai déjeuné au Littré. L’endroit s’est « modernisé » avec une façade noire et des éclairages violets. Cela devient difficile d’échapper à ce genre de décor. Comme je faisais un petit tour de ville, je suis tombé sur Jean-Luc qui sortait de Saint-Gervais. Il allait fêter le départ en retraite d’un de ses anciens collègues, du temps où, avant le séminaire, il travaillait au laboratoire d’analyses de l’hôpital. Je l’ai senti fatigué sous son habituel enthousiame. Il faut dire que depuis qu’il a été nommé à Montmartin-sur-Mer, il a en charge une dizaine de paroisses. Annoville, Quettreville, Orval, Contrières, Lingreville, Trelly, j’en oublie. On s’est promis de se revoir. Bientôt.

Mardi 14 novembre 2017. 19h10.

J’ai du courrier en retard. Mais il sont tellement peu ceux qui répondent que je me demande si je n’embête pas en fait mes correspondants avec ma paperasse manuscrite. Je me suis quand même fendu d’une lettre à Gabrielle à qui j’avais arraché la promesse, maintenant qu’elle apprenait à écrire, qu’elle m’enverrait quelques lignes chaque semaine. Je n’ai rien reçu, j’allais dire évidemment. En belles rondes, attachées, je lui ai raconté le désespoir de la factrice qui, tous les jours, en me remettant le courrier disait en écartant tristement les bras : Hélas, pas de nouvelles de Gabrielle ! Je ne suis pas très optimiste quant au résultat de ma manœuvre. Tant pis. Je continuerai quand même à disperser mes graines de correspondance. Même si c’est en terre bien aride.

Lundi 13 novembre 2017. 21h40.

J’ai écrit le portrait de Marc Villemain pour Le Monde. Enfin, portrait… Vu le peu de signes que j’avais à disposition, j’ai dû abandonner pas mal de ce qu’il m’avait confié quand je l’ai rencontré à Etretat. Garder juste l’essentiel. Mais, si à la lecture du papier, on comprend que son dernier recueil de nouvelles est touchant, juste, de cette sincérité aussi dont je continue à penser qu’elle est une vraie qualité littéraire, et si le peu que je raconte de sa vie, de son parcours, éclaire cette sincérité, alors tout n’est peut-être pas tant perdu. Reçu les programmes de la Table Ronde pour janvier 2018. Michel Bernard y fait paraître Le bon cœur, son livre sur Jeanne D’Arc dont il nous avait parlé l’an dernier lors de sa venue à Carolles. J’ai très hâte de le lire, car je pressens déjà l’émotion qui va me saisir.

dimanche 12 novembre 2017

Dimanche 12 novembre 2017. 22h50.

J’ai commandé trois rosiers Reine Victoria et aussi des symphorines et des lavatères pour le fond du jardin. Journée ventée et froide. Nous sommes allés jusqu’à la Croix-Paquerey. Rentrés vite au coin du feu. La nuit est tombée avec le cafard des dimanches, quand Amélie s’en va.

Dimanche 12 novembre 2017. 2h15.

Astrid et son compagnon Lahlou qui rentraient du Mont-Saint-Michel sont venus dîner samedi à la maison. Elle est journaliste au Figaro littéraire, lui conseiller financier, si j’ai bien compris. Amélie connaît Astrid depuis longtemps, moi qui n’ai fait que la croiser lors de jurys, de prix, de soirées, je partage avec elle (ce qui n’est pas vraiment courant dans notre milieu) ce que je pourrais appeler une « complicité catholique ». On s’entend bien. Nous voyions Lahlou pour la première fois. C’est un garçon charmant. Nous avons passé une soirée gaie, affectueuse. Ils sont restés coucher à la maison.

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