SWFObject embed by Geoff Stearns (basic) @ deconcept

lundi 6 septembre 2010

Mercredi 1er septembre 2010. 22h00.

J’ai commencé à décrypter les notes de mon entretien avec Jacques Abeille. Regardé à nouveau Les mers perdues, « l’album » ou « le roman graphique » qu’il signe avec François Schuiten (Schuiten a fait la couverture des Jardins statuaires…). Passé un coup de fil à Serge qui avait publié chez Zulma début 1990 un texte d’Abeille, La clef des ombres, avec, déjà, une couverture de François Schuiten. Amélie m’a rejoint rue Danville pour notre rendez-vous avec M. Martin, la personne qui gère, à la banque, les trois malheureux sous qui me restent de côté. C’est lui qui tient à ce que nous nous voyions de temps en temps. Il a du mérite. Je lui parle découverts, impôts, prélèvements, rentrées rares. Cet argent, je peux l’utiliser quand je veux ? - Oui. C’est l’essentiel. Pour le reste, je ne comprends rien du tout à ce qu’il m’explique.

Mardi 31 août 2010. 23h45.

Je devais retrouver Jacques Abeille à sa nouvelle maison d’édition, Attila, en début d’après-midi. Il s’était mélangé dans les heures. Il est arrivé très en retard. J’ai flâné dans le quartier. Discuté un peu, en l’attendant, avec Benoît Virot de cette nouvelle édition des Jardins statuaires. Un bonne partie de la communication se fait sur l’idée qu’il s’agirait d’un livre « maudit ». Pris dans des circonstances difficiles à chaque fois. Faillite, départ des directeurs de collection, incendies d’entrepôts, rachats… S'est créée ainsi une mythologie du désastre et de l’injustice. Il n’empêche que Les jardins statuaires est déjà sorti à deux reprises. Chez Flammarion en 1982 et chez Joëlle Losfeld en 2004. Malgré une presse élogieuse, le texte semble n’avoir jamais vraiment rencontré son public. Il le mérite pourtant. Et c’est vraiment tant mieux que ce long périple d’un voyageur découvrant un monde où d’étranges jardiniers cultivent des statues soit à nouveau disponible. Il s'en dégage une incroyable force poétique. Je suis resté un bon moment à parler avec Jacques Abeille. Il s’agit véritablement du livre de sa vie. Il a publié pas mal depuis, mais explique qu’il n’a jamais retrouvé ce moment magique d’alors, où l’écriture se portait, seule, de l’avant. Grand soleil. Je suis allé à pied jusque chez Gallimard où je devais récupérer des documents. Passé embrasser Joëlle. Nous sommes allés boire un verre au Comptoir des Saints-Pères. Rejoints un peu plus tard par Elodie et Pierre. Nous avons laissé filer le temps et nous sommes tous arrivés en retard. Eux à la soirée de la Fnac. Moi, à la maison où Marion et Jérôme venaient dîner. Nous ne les avions pas vus depuis leur retour de Crète. Ils nous avaient apporté, en souvenir, un bidon d’une extraordinaire huile d’olive et un gros sachet de dictamne de Crète (origanum dictamnus). La plante sous l’Antiquité était réputée soigner toutes les maladies. Je vais essayer sans tarder cette panacée.

mardi 31 août 2010

Lundi 30 août 2010. 22h40.

Nous nous étions donné rendez-vous chez Péret. Fermé jusque mardi encore… Nous avons pris un verre au Vin des rues, en terrasse. Tu n’as pas froid ?

Lundi 30 août 2010. 14h20.

J’ai conduit Amélie tôt à la gare. Séparés juste pour la journée. Je prends le train, moi aussi ce soir. J’ai relu Les jardins statuaires de Jacques Abeille. Je le rencontre à Paris demain. Enorme livre, touffu, inquiétant et beau comme un mauvais rêve. Fait le tour de la maison. Ratissé les feuilles tombées. J’ai fermé les volets. Rien que pour quelques jours.

Dimanche 29 août 2010. 23h00.

Nous sommes descendus à la plage. J’avais retrouvé, en rangeant un peu, plusieurs de ces galets que je ramasse sur la grève et que j’emmène en viatique à chaque fois que je quitte Carolles. J’avais rassemblé les égarés. Je les ai tous « relachés » à l’eau. J’étais quitte... La terre du potager d’après les pluies de cette semaine a commencé de se couvrir de duvet vert. Nous avons cueilli deux salades. Des tomates, des fraises. Retour en détours à la maison par les chemins de la falaise. Soleil couchant. Main dans la main.

dimanche 29 août 2010

Samedi 28 août 2010. 23h50.

Idées noires. Journée blanche. Je n’ai pas travaillé du tout. Heureusement, Amélie est là. Heureusement aussi, nous étions invités, le soir, chez Charlotte et Eric à Ronthon. Nous avions fait leur connaissance au moment de la projection de Dans ces eaux-là, le film de Pierre. Nous nous étions revus pour l’anniversaire de Noëlle. Cette fois-ci, c’était Eric qui fêtait ses quarante-deux ans. Nous nous sommes retrouvés au milieu d’une belle tablée de famille. Seuls « étrangers », si l’on veut. La soirée a été gaie. Le repas délicieux. Eric avait cueilli des cèpes, les premières, le matin même sur un talus vers Saint-Jean-le-Thomas. Il les avait juste passées au four, finement escalopées, sel poivre et huile d’olive, sur une galette de pâte feuilletée.

Samedi 28 août 2010. 11h30.

J’ai appelé Marie. Je l’ai réveillée ? Elle a vingt-six ans aujourd’hui.

vendredi 27 août 2010

Vendredi 27 août 2010. 21h45.

Nous avons déjeuné chez François à Genêts. Comme à notre mariage, en mai 2009... A l’époque, seuls Camille et Marcus avaient pu faire le voyage. Maintenant Virginie, Victoria et Valentine connaissent, elles aussi, l’endroit. Photos de groupe sur la petite place de la mairie, face au Mont-Saint-Michel. Pas le temps d’une dernière balade. Retour à la maison. Il fallait rassembler les bagages. On va se téléphoner. S’écrire surtout… Ils reprennent l’avion pour Mexico après-demain. La voiture a disparu dans le tournant du chemin. Nous les reverrons dans un an.

Si nous marchions un peu, tu veux ? Jusqu’à la falaise...

Vendredi 27 août 2010. 11h25.

Ce sont les petites qui se sont réveillées les premières. Victoria et Valentine avaient installé feuilles à dessin et crayons de couleur sur la table de la salle à manger. Camille lisait dans la chambre.

Jeudi 26 août 2010. 23h50.

J’ai passé la matinée à mettre en place les indices de la chasse au trésor que nous avions préparée pour les filles. Une bouteille au fond du tonneau des poissons. Un mot sous la tortue de terre cuite du pied du sapin. Un autre dans la mangeoire des oiseaux. Un autre encore près de la petite statuette vers les bambous. D’autres encore à la cabine de plage. Et au potager… Virginie, Marcus, Camille, Victoria, Valentine sont arrivés vers midi, juste comme je finissais d’enfouir le trésor aux Fontenelles. Le trésor ? Au moins quatre kilos de bonbons, de joujoux, enfermés dans une caisse en bois soigneusement clouée. Pour le protéger un drapeau de pirates, une grosse araignée en plastique et trois serpents articulés. Nous avons déjeuné au Casino de Jullouville. Vilain temps. Pluie drue. Nous avons fait un tour tous ensemble à Granville. Traîné sur le port entre deux averses, regardé les bateaux. Virginie a acheté des vareuses de pêcheurs aux filles. Au retour, fin de la chasse au trésor et partage du butin à la maison. La journée a filé pleine des rires des gamines. Nous avons prolongé le dîner jusque tard après leur coucher. Avec le carré d’agneau au four, les dernières bouteilles des côtes-du-rhône du mariage. L’an dernier…

mercredi 25 août 2010

Mercredi 25 août 2010. 23h55.

Hier soir, nous avions accroché au mur la grande affiche de La Salamandre d’Alain Tanner que j’avais donné à encadrer dans le quartier. En la regardant ce matin, j’ai retrouvé, intacte, mon émotion d’adolescent pour ce film. Quand le reverrai-je au cinéma? J’ai fini le papier sur Passé sous silence. Je garde une impression mitigée de la lecture de ce roman. En partie à cause de la quatrième de couverture où l’éditeur insiste sur la volonté ardente d’exhumer une injustice qui animerait Alice Ferney et sur son travail de documentation méticuleuse… Réécriture de l’Histoire ? J’ai pris quelques notes pour mes prochaines chroniques pour Le Monde. Vies d’Andy de Philippe Lafitte, Plage de Marie Sizun. Trié les livres. Fait du rangement dans l’appartement. Amélie m’a rejoint au départ du train gare Montparnasse. Retour à Carolles sous la pluie. Pourvu que le temps nous laisse des éclaircies pour l’arrivée de Camille, Victoria et Valentine. Demain.

Mardi 24 août 2010. 22h45.

Je suis parti sans bruit de bonne heure. Laissant à Marie le soin de fermer la maison. Elle reprenait la route en début d’après-midi après avoir passé cinq jours ici. Je devais absolument rentrer à Paris aujourd’hui à cause d’une convocation à l’ANPE (pardon, on dit le Pôle emploi maintenant…) du boulevard Arago. J’avais déjà déféré à une convocation semblable en octobre dernier. Mais on m’avait demandé alors de me rendre au Centre de reclassement des journalistes, dans le Xe arrondissement. Si je touche plus d’argent depuis bien longtemps, je m’obstine à pointer encore tous les mois. Il me semble qu’il faut continuer à le faire pour cotiser aux caisses de retraites complémentaires ou quelque chose comme ça. J’ai été reçu par une jeune femme, très gentille, qui ne comprenait pas très bien pourquoi j’avais été adressé à elle. Bon, m’a-t-elle dit, je note que vous continuez à activer votre réseau et que je vous réaffecte au CNRJ.Ils vont me convoquer aussi ?Ca, je ne sais pas... Voilà comment on perd sa journée. Je suis rentré rue Danville. Commencé à rédiger mon papier pour Le Magazine sur Passé sous silence d’Alice Ferney. Une mise en fiction longue de l’attentat manqué du Petit-Clamart contre le général De Gaulle le 22 août 1962 qui ressemble à une sorte de « réhabilitation » de son instigateur, le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, condamné à mort et exécuté l’année suivante. Tous les noms sont changés. De Gaulle est devenu Jean de Grandberger. Bastien-Thiry, Paul Donadieu. On ne parle pas de l’Algérie mais de La Terre du Sud. Pas de la France, mais du Vieux Pays… J’ai appelé François pour lui demander un délai jusqu’à demain soir. Je suis allé chercher Amélie. J’avais l’impression de ne pas l’avoir vue depuis une éternité. Il faisait grand soleil. Nous sommes allés prendre un verre au J’Go. Bavardé de la rentrée littéraire avec Christophe. Rentrés à pied jusqu’au XIVe en traversant le jardin du Luxembourg. Soirée de retrouvailles douces. Si bien ensemble… Je n’étais pas revenu pour rien.

mardi 24 août 2010

Lundi 23 août 2010. 23h50.

Lucie m’a demandé un petit papier pour Le Soir. Quelque chose comme Le regard d’un Français sur les romans belges de la rentrée littéraire. Les Belges… Difficile d’extirper leurs livres du flot des publications d’août-septembre, de les mettre à part... D’ailleurs, la plupart des écrivains belges d’expression française publient majoritairement en France. De Xavier Hanotte, à William Cliff, de Guy Goffette à Jean-Philippe Toussaint, de Marcel Moreau à Francis Dannemark. Et aussi Jean-Claude Pirotte, Gabrielle Rolin, Henry Bauchau, Régine Vandamme, Jean-Pierre Verheggen, Patrick Roegiers… J’en passe. Comment ne pas se souvenir de la petite phrase de Brochier : Aujourd’hui, un écrivain français sur deux est belge. Nous avions parlé de cela un soir où nous nous étions retrouvés côte à côte (et chacun de notre côté…) à la Taverne du Passage un soir de foire du livre à Bruxelles. Nous avions partagé nos bouteilles de vin de Moselle et nos lectures de Rodenbach, de Verhaeren… J’aime depuis longtemps les Lettres belges, mais je n’ai vraiment découvert les contemporains qu’au moment où je me suis occupé du supplément belge de Point de Vue. Je m’étais fixé comme objectif de « remplir » les pages livres, uniquement de… littérature belge. Je suis allé bien souvent en Belgique à cette époque. J’y ai fait des rencontres. Je m’y suis fait des amis. Dans le papier du Soir, j’ai surtout insisté sur Xavier Hanotte. Il vient de publier Des feux fragiles dans la nuit qui vient chez Belfond. Je dois le rencontrer bientôt pour Le Monde. Hanotte est un auteur magnifique. Ses livres sont envahis de fantômes et de doubles. Et ils laissent rêveur, perdu dans des paysages sans fin, emporté de douce mélancolie. Il fera un beau Nobel. Dans quelque temps. J’ai rangé les affaires. Préparé mon travail pour les jours qui viennent. Je rentre demain à Paris retrouver Amélie.

lundi 23 août 2010

Dimanche 22 août 2010. 23h40.

Des colonies d’étourneaux envahissent le figuier et dans leur pagaille bruyante font tomber les fruits murs qui s’écrasent sur la terrasse. Au potager, ce sont des mésanges qui se relaient pour piller les grappes du sureau. Nous nous sommes promenés le long de la falaise. Déjeuner au jardin sous le temps hésitant. Amélie a pris le train pour Paris dans l’après-midi. Nous avions oublié les séparations sur le quai de la gare. L’année reprend. Un dernier sursis la semaine prochaine avec la venue de Virginie, Marcus et des trois filles.

Samedi 21 août 2010. 22h05.

Je suis en retard aussi dans mes lectures. J’ai essayé de rattraper un peu du temps perdu. Nous étions invités le soir chez Catherine et Olivier. Un genre de pendaison de crémaillère, maintenant que les gros travaux de leur maison sont achevés et que leur (toute) nouvelle pelouse a un peu poussé. Il y avait là de leur famille, les voisins du chemin. Nous avons bavardé, fait connaissance aussi. Rentrés tôt pour profiter du jour. Le soleil est bas à neuf heures maintenant.

Vendredi 20 août 2010. 23h00.

Noëlle et Pierre sont venus déjeuner à la maison. Nous avions sorti le barbecue. Entrecôtes grillées. C’est la deuxième fois qu’il sert depuis que Marion et Jérôme nous l’ont offert.

Jeudi 19 août 2010. 22h40.

M. Mitaillé a terminé l’entretien du jardin ce matin. Cette année, en plus de la taille des haies, du ramassage des aiguilles de sapin et des feuilles mortes, je lui ai demandé d’agrandir le plate-bande des hortensias et d’en creuser une autre, à droite de la maison. J’y planterai des rosiers à la fin de l’automne. C’est la dernière année qu’il vient ici. Il prend sa retraite après l’été. Son fils Bruno lui succède. M. Mitaillé a été le bon génie de la vieillesse de ma mère. Arrangeant un volet branlant, recollant une chaise cassée, fabriquant des cabanes à oiseaux. Et s’occupant du jardin… Chaque fois que je venais, je le trouvais toujours impeccable. La cour ratissée avec soin, les rosiers attachés. Pas une fleur fanée. Il était passé la veille ou l’avant-veille. Je lui ai demandé de venir avant que tu arrives… Je fais pareil. Marie est à la maison pour quelques jours à partir d’aujourd’hui. Je sais… Je lui ai promis de ne plus parler d’elle dans ce journal. Aussi, je ne dirai rien ou presque. Elle était passée par Tavers, chez Barbara et Michel, et me rapportait les deux portes en vitrail du buffet de mes grands parents à Roubaix. Le meuble était là-bas faute de place. Et je n’ai jamais plus eu de place, justement, pour le récupérer. Je n’ai jamais revu Barbara et Michel depuis mon divorce. Sachant que Marie allait leur rendre visite avant de venir à Carolles, je me suis décidé à leur envoyer un mot maladroit. Je regarde ces deux portes, juste posées, pour l’instant, sur le marbre de la commode. J'ai simplement envie de dire merci.

Mercredi 18 août 2010. 22h20.

Amélie est allée au marché à Saint-Nicolas avec Noëlle. J’ai écrit ma chronique de rentrée pour Next. Lamartine (ce n’est pas si étrange), Houellebecq, Taillandier, Lafitte, Wendy Guerra… En début de soirée, nous sommes allés prendre un verre chez Jean-Pascal, route de la Mazurie. Nous nous tournions autour depuis un moment. Les plantes rares, le vin, la littérature, les éditions anciennes. Son jardin est une merveille de curiosités et de simplicité. Magnolias, rhododendrons, fougères, iris. Tous uniques. Venus du bout du monde. Jusqu’ici… Il avait gardé pour nous un condrieu, Terrasses de l’Empire. Nous avons beaucoup parlé. Chut…

Mardi 17 août 2010. 23h05.

Alain est venu dîner aujourd’hui. Et faire étape pour la nuit. Il arrivait de la côte Atlantique, accomplissant, comme tous les ans, son tour de France des amis, perdus et retrouvés. Il m’avait déjà demandé l’année dernière s’il pouvait venir à la maison. Mais nous étions absents. Un bail que nous ne nous étions pas vus. Quinze ans, au moins. Et ce jour-là, d’ailleurs, ça avait été presque une coïncidence. J’ai fait sa connaissance à l’école de service social, à la fin des années 1970. Je me souviens que nous avions travaillé ensemble à un mémoire sur les Sans Domicile Fixe. Le terme était tout neuf à l’époque... Nous nous sommes perdus de vue un ou deux ans après le diplôme. Je crois. Je ne sais plus. J’ai l’impression qu’il y a un gouffre entre aujourd’hui et ce temps-là. Je m’étais égaré. Alain a maintenant une soixantaine d’années. Il est à la retraite. Nous avons parlé d’aujourd’hui. De ses déménagements. De ses voyages. Il part début septembre pour les Etats-Unis. Un pays qu’il connaît bien. Où il a des amis. Aussi. Justement…J’admire sa fidélité. Il nous a expliqué qu’il tenait à conserver les liens. Le voilà avec sa pelote emmêlée. Patiemment, il la débrouille.

Lundi 16 août 2010. 21h15.

Je me suis remis au livre, mais je peine. J’ai l’esprit envahi de sales idées, noires, bourdonnant à la manière de grosses mouches. Je crois qu’il faut que j’abandonne un peu. Pas trop longtemps, quand même. Amélie a terminé la teinte du garde-manger. Comme j’avais mélangé tous les fonds des bidons qui nous restaient, la texture du produit était un peu curieuse. Mais le résultat est beau. Elle y aura passé du temps…

- page 90 de 137 -