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mardi 28 mars 2017

Mercredi 22 mars 2017. 20h00.

J’ai prévenu Mme Bassard de mon départ, déposé La Harpe chez Brigitte et Yann. La chienne a compris que je partais pour un moment quand elle m’a vu embarquer dans la voiture son panier et son sac de croquettes. Un rien inquiète. Mais sa réserve interrogative a fait place à une joyeuse excitation dès qu’elle s’est rendu compte de la destination. Il faut dire que là-bas, pour elle, c’est le paradis domestique. Toute la maison lui appartient. Pas une pièce où elle ne puisse aller fourrer son museau. Elle n’essuie jamais la moindre remontrance. Yann la balade deux fois par jour, lui refile des tartines beurrées sous la table. Bref, il la caresse dans le sens du poil. A côté, je suis un tortionnaire. Déjeuné (mal, mais c’était sans surprise) au café de la gare à Granville. J’ai lu dans le train Outre-Terre de Jean-Paul Kauffman, son voyage en Russie, en 2007, sur le site de la bataille d’Eylau. Il aime, dit-il, aller voir quand il n’y a rien à voir. Comment mieux exprimer qu’il s’agit de la meilleure manière pour tout découvrir… Trajet à pied jusqu’à l’appartement. Les tilleuls de la rue Froidevaux étaient verts d’une multitude de bourgeons.

Mardi 21 mars 2017. 19h45

.J’ai repris le fichier du livre de souvenirs de Yann. Je crois avoir compris la raison de cette anarchique succession d’espaces dans ses pages. Le plus simple est sans doute que je m’occupe seul des corrections et que nous relisions le tout ensuite. Mais je ne peux pas m'en charger avant le semaine prochaine. Je pars à Paris demain.

Lundi 20 mars 2017. 20h50.

J’ai reçu un coup de fil de quelqu’un de Manche nature, l’association qui défend (très fermement) l’environnement dans le département. Ils remettaient aujourd’hui leurs conclusions au dernier jour de l’enquête publique ouverte au sujet du plan local d’urbanisme de Carolles. Sur les constructions, les parkings, la protection de la biodiversité et les paysages, je les rejoins totalement. Je crois que je vais adhérer. D’une manière ou d’une autre, il faut bien s’engager. La pétition initiée par les riverains de la route de la Croix-Paquerey a recueilli plus de cent-cinquante signatures et mon courrier d’alerte a beaucoup circulé. J’espère que cela permettra de mettre un peu en sourdine les malheureux projets. Tout est si fragile.

lundi 27 mars 2017

Dimanche 19 mars 2017. 23h20.

J’ai raccompagné Amélie à la gare. Il tombait une toute petite pluie. Je me suis dit que cela ferait du bien aux hortensias. Je n’aime pas quand on se quitte. A chaque fois. Je me suis mis à mon papier sur Pierre Adrian. Une phrase après l’autre. Ca va être long. Je vais me coucher tard.

Dimanche 19 mars 2017. 11h10.

Maman aurait eu quatre-vingt-dix-neuf ans aujourd’hui. Le jour de la saint Joseph, le prénom de son père. J’ai pensé à elle. J’ai pensé à eux. Au-delà du souvenir, j’ai tenté une prière. Mais c’est si difficile. Je ne sais plus prier. Mon Carême s’effiloche, je ne suis pas attentif, je ne suis pas à l’écoute. Je suis tout dissipé.

Samedi 18 mars 2017. 19h50.

C’est le printemps. Enfin presque. Dans deux jours. Mais ici il est arrivé. Les mimosas sont encore couverts de lourdes grappes jaunes. Les marronniers, les tilleuls sont en bourgeons. Dans le jardin, tous les bulbes ont fleuri. Les narcisses blancs, les jonquilles, les muscaris, les chionodoxas dans l’herbe. Les camélias ont largement éclot. Les magnolias chez Jean-Pascal aussi. Je suis allé les admirer avec lui l’autre jour. Des fleurs blanches, d’autres mauves, d’autres encore de toutes les nuances de rose. Il me décline en chemin le nom des variétés. Je les oublie au fur et à mesure. Comme depuis des années. Hélas.

Vendredi 17 mars 2017. 21h20.

Marie et Jacques Chauvet, les amis d’Abidjan de Claire et Emmanuel, sont venus déjeuner à la maison. Il arrivaient de tout un périple qui les avait conduits du Cannet jusque dans le Sud-Ouest, puis en Bretagne. Le soir, ils étaient attendus à Fécamp. Ils sont arrivés comme des rois mages, les bras chargés de cadeaux. Du bourgogne, du champagne, des calissons, des olives. Le repas a été très joyeux. Amélie les aime beaucoup. Et son affection est contagieuse. Sans réserve.

Jeudi 16 mars 2017. 22h00.

La journée de jeudi est longue comme un dernier jour de classe avant les vacances quand j’attends Amélie. Je m’occupe. Je ne fais pas grand chose. Et je pars à la gare de bonne heure. En avance. Pour pouvoir compter les minutes à rebours à la pendule du quai.

Mercredi 15 mars 2017. 23h50.

J’ai été donner un coup de main à Yann qui se débat avec le fichier du livre de souvenirs (ses souvenirs) qu’il a écrit pour ses enfants, sa famille, ses amis. Il l’a fait imprimer à une centaine d’exemplaires, mais le résultat s’est avéré catastrophique. Presque toutes les lignes sont hachées par de grandes espaces. C’est illisible. Le fabriquant accepte de lui faire un nouveau tirage. Du coup je lui ai proposé d’en profiter pour relire l’ensemble et de faire les corrections typographiques et de frappe. Il y en a beaucoup. Nous avons travaillé une partie de l’après-midi. Il m’a gardé à dîner. Brigitte était partie à son club de bridge. Je suis resté un peu tard, à bavarder. J’en avais besoin, je crois. Je vis comme un ours toute la semaine.

Mardi 14 mars 2017. 18h40.

Raphaëlle m’a commandé un papier sur Des âmes simples, le livre de Pierre Adrian, paru aux Equateurs. Cela faisait un moment que je l’avais proposé. Je suis vraiment content de pouvoir écrire sur ce texte et en même temps un peu inquiet de ne pas bien réussir à faire partager l’émotion que j’ai ressenti à sa lecture. C’est le deuxième livre d’Adrian qui est un tout jeune écrivain (il a vingt-cinq ans). Il a posé son sac, un mois de décembre, au monastère de Sarrance, en vallée d’Aspe, dans les Pyrénées. Et y a partagé le quotidien du frère Pierre, curé de campagne des douze communes et des dix-sept églises de la vallée, et moine prémontré, seul de sa communauté, dans son prieuré de montagne. Son récit est la chronique ordinaire des jours de ce prêtre de soixante-quinze ans qui se démène depuis un demi-siècle, là-bas, pour apporter la Bonne Parole et la consolation. Un quotidien fait de douleur et de doute, de prière, de partage, de sacrements. Apostolat et office divin. Des âmes simples bouscule doucement nos lassitudes et notre indifférence. Parce qu’il parle d’espérance et de vocation, de parole, de vérité. De l’engagement et des temps incertains. Magnifique.

Lundi 13 mars 2017. 22h00.

Je me suis résolu à écrire un genre de pétition à propos de cette histoire de nouveau parking sur la route de la Croix-Paquerey. Il y a un peu urgence, l’enquête publique est close à la fin de la semaine. C’est Norbert qui m’en avait parlé, il y a déjà un moment. 110 places ! 6000 m² ! Tu te rends compte ! Depuis les riverains s’étaient mobilisés. J’ai signé leur lettre de protestation. Bien sûr. Mais j’ai pensé aussi que, s’il fallait tenter d’étouffer ce délirant dessein dans l’oeuf, il existait, à-côté, une foule d’autres raisons d’être inquiets. Il serait question, dit-on, de développer le stationnement à la cabane Vauban, de « l’aménager » aux accès du port du Lude. Et il existe toujours le pharaonique projet de la plage, où l’on mettrait à bas les rangées de cabines pour qu’elles s’ouvrent dans un autre sens, et où l’on créérait une promenade avec (sic) des espaces de contemplation sur la mer, le tout devant ressembler à une sorte de Disneyland paysager pour bureaux d’études… Mais au-delà, et c’est plus préoccupant encore, la révision du plan local d’urbanisme qui est en cours tendrait à faciliter de nouvelles constructions, à densifier l’habitat et à étendre la commune. Une fois qu’on a bâti, qu’on a bouleversé les lieux, il n’est plus possible de revenir en arrière. Je trouve que notre pauvre village a été suffisamment saccagé pour qu’on ne poursuive pas cette folie. Voilà pourquoi j’ai tenu à diffuser un message ferme de mise en garde. Adressé à tous ceux qui aiment Carolles, où qu’ils habitent. Je cherche à alerter simplement, ce n’est pas grand chose. J’ai pensé à ma mère et à ses années de présidence de l’Association de défense de la vallée du Lude. Aux combats qu’elle avait menés pour préserver le littoral, pied à pied. Impossible de se taire.

mardi 21 mars 2017

Dimanche 12 mars 2017. 21h30.

Pierre Péju reprenait le premier train du matin. Très content de son court séjour. Il a même pris la carte de l’auberge. Je reviendrai ! J’ai acheté du pain frais pour notre petit-déjeuner. Messe à l’abbaye de la Lucerne. Sur le chemin du retour, nous avions un message d’Odile : Mme Bassard a fait une chute ce matin dans le village. Elle est rentrée chez elle. Pouvez-vous vous assurer qu’elle va bien ? Ce que j’ai fait à peine la voiture garée. J’ai trouvé une Mme Bassard hilare de sa mésaventure. Vous vous rendez compte ? Tout le monde me téléphone, tout le monde vient me voir. Je suis une vedette. Elle est tombée à l’entrée de la boulangerie, rendue difficile d’accès par les travaux qui occupent en ce moment toute la rue. Elle ne s’est fait aucun mal tant elle était emmitouflée. Juste une égratignure au genou. Quand je pense qu’il y avait un monsieur qui voulait appeler les pompiers ! La brume ne s’est pas levée de la journée. La gare de Granville était fantômatique lorsque j’ai accompagné Amélie au train du retour.

samedi 18 mars 2017

Samedi 11 mars 2017. 23h20.

Déjeuner « à l’espagnole » avec Pierre Péju (son train comme celui de la plupart des auteurs que nous accueillons arrive à Granville à 14h00). Temps un peu gris. Je l’ai emmené ensuite faire un tour à Saint-Léonard voir le Mont depuis l’herbu. Ca devient la promenade rituelle de ces samedis-là. Au débouché de Carolles, en haut des Châtelliers, on découvre vite la vue sur la Baie depuis les falaises de Champeaux, puis descente à Saint-Jean-le-Thomas par la route des Murettes, Genêts, en suivant la route du Bec-d’Andaine et enfin Saint-Léonard. L’endroit est surprenant de calme, de silence. Nous avons à peine échangé deux phrases tant tout ce paysage appelle au recueillement. Le soleil tombait doucement. Nous sommes arrivés juste à l’heure pour la rencontre. Vagabondages dans son œuvre. J’ai essayé de rapprocher ses livres bord à bord, histoires de mémoire et d’enfance, petites boucles des hasards et des coïncidences, réécritures du temps. Je lui ai fait parler un peu (pas assez) de E.T.A. Hoffmann et de cette unheimliche qu’il a tellement fait sienne, de sa vocation d’écrivain, de ses nombreux voyages. Comme il nous avait confié à midi qu’il préparait avec sa femme un grand voyage au Japon, Amélie a eu l’idée de d’inviter pour le dîner, Marie-Claire et Teiji, son mari. Teiji est japonais, traducteur auprès des tribunaux, spécialiste aussi des contrats d’affaire. Un expert en la matière. Et infiniment gentil, chaleureux. La conversation a roulé principalement, c’était prévu, sur le Japon. Marie-Claire et Teiji ont lui donné une foule d’explications, de renseignements pratiques. Pierre Péju était ravi. Nous sommes revenus aussi un bon moment sur Carolles, sur le bourg d’origine, et la mer, et la campagne alentour. Marie-Claire est la fille de Jean Rebel qui tenait, des années 1930 au début des années 1970, une boutique de photographe dans la rue principale du village. Il éditait ses cartes postales. Précieuses images. Après sa disparition, tout a été malheureusement dispersé.

vendredi 17 mars 2017

Vendredi 10 mars 2017. 22h10.

Jean-Pascal est venu m’apporter mes seize volumes du Cours de littérature de La Harpe. Une merveille. Je les ai empilés sur le guéridon. Je ne sais pas encore où les ranger. Il faut que je bouleverse ma bibliothèque. Préparé la rencontre de demain avec Pierre Péju. Dans La vie courante, qu’il a publié chez Nadeau en 1996, il y ce petit paragraphe, dans le dernier des trois courts textes d’un chapitre qui s’appelle « Le cristal des instants » (comment ne pas penser à son cristal du temps de Reconnaissance ?) : Mais comme tant d’autres lieux de la carte mentale, ce lac n’a jamais existé que dans un texte : ce texte. Pourtant je sais bien que ma mésaventure n’est pas un rêve et que des personnes réelles, des personnes vivantes peuvent en témoigner. Mais qu’importe ? Quelle différence ? « Car notre passé, qu’est-il d’autre qu’une suite de rêves ? Quelle différence y a-t-il entre se rappeler les rêves et se rappeler le passé ? Et c’est la fonction que remplit le livre. ». La dernière phrase, posée comme une citation, si elle n’est pas de lui, pourrait être de Borges...

Jeudi 9 mars 2017. 21h30.

Amélie était à Bruxelles depuis ce matin tôt. Elle accompagnait un auteur, pour un prix, à la foire du livre. Elle vient de rentrer à l’appartement. Fatiguée. Je l’ai suivie en pensée toute la journée, pas tant dans son emploi du temps, dans ce qu’elle faisait réellement, mais plutôt au long d’une espèce de promenade douce, un rien mélancolique, avec elle, dans la ville. La place Sainte-Catherine, le quartier des Sablons. Et puis les toiles de Khnopff au musée des Beaux-Arts. Une bière brune dans ce petit bar de la rue de la Madeleine. Je nous revois. Avec bonheur. Depuis combien de temps n’y sommes-nous pas allés. Trois ans ? Quatre ans ? Davantage… J’ai reçu il a deux mois déjà un message d’Astrid. Je suis certaine, écrit-elle, que 2017 nous donnera enfin l'occasion de nous revoir, après tout ce temps. J’aimerais tellement « bien » lui répondre que je n’ai pas réussi encore à commencer une pauvre lettre. Je m’en veux. Elle me manque. Les amis de là-bas aussi dont je suis sans nouvelles. Quand y retournerons-nous ? Bruxelles, Liège, Mouscron, La Panne, Le Coq et les plages. Tout nous a été doux. Je m’en souviens si bien.

Mercredi 8 mars 2017. 20h45.

J’ai reçu mon badge d’entrée pour le Salon du livre. J’avais hésité à le demander. Cette année encore, de nombreux éditeurs n’y participeront pas. Les stands sont hors de prix, le public paie ses entrées très cher : le but de la manifestation semble à présent, prioritairement, de faire rentrer de l’argent dans l’escarcelle des organisateurs. Le reste tourne un peu en rond. Ce n’est plus un lieu d’échange, de rencontres. Alors pourquoi y aller ? Je cède un peu à la force de l’habitude (je n’ai jamais manqué un salon jusqu’ici), mais aussi je cherche à me rassurer. Je m’y sens encore en famille. Alors faisons semblant.

mercredi 8 mars 2017

Mardi 7 mars 2017. 17h20.

J’ai fait dans la nuit un affreux cauchemar dont il ne me reste rien que le sentiment de terreur qui m’a fait me tordre. « Quelque chose » tentait de me happer, de m’emporter, de me dévorer. Je me suis réveillé en nage. Impossible de me rendormir tant était vive l’angoisse de replonger dans cet abominable rêve. J’ai dû laisser la lumière allumée. Longtemps, avant de me calmer. J’ai réglé ma cotisation à l’Association de défense de la vallée du Lude. Une fidélité parmi une foule d’autres à la mémoire de ma mère qui en a été si longtemps présidente. J’ai survolé le compte rendu de la dernière assemblée générale. Préoccupés par le respect de l’interdiction de ramasser des galets au port du Lude (mon Dieu, combien de fois ai-je été en infraction !), les dirigeants actuels semblent oublier le révoltant et ridicule projet d’un nouveau parking sur la route de la Croix-Paquerey. Soi-disant pour désengorger le stationnement à la plage... Là où il n’y a que des prairies descendant vers la mer, de funestes imbéciles rêvent de goudron et de voitures bien rangées.

Lundi 6 mars 2017. 19h50.

Deuxième papier pour Elle. Je voulais (je devais ?) rendre vendredi (et même avant) ma chronique sur Une tache d’encre d’Olivier Schefer. Mais depuis des semaines, ce livre me piège dans mes propres sentiments. C’est un très court texte qui part à rebrousse-mémoire. Une histoire de deuil et d’enfance. Ils sont deux frères à débarrasser, après son décès, l’appartement parisien de leur mère. Tels deux cambrioleurs, à genoux sur les tomettes de sa chambre, dont le lit avait déjà disparu, nous faisions le tri de ses affaires, tout en vidant les derniers recoins dont nous avions oublié jusqu’à l’existence même. Bientôt onze ans après la mort de Maman, je suis toujours au bord de ce gouffre.

Dimanche 5 mars 2017. 21h40.

Nous avons passé trois jours au calme. Sans trop sortir. A peine quelques courses. Sans voir personne. Du courrier, des rangements dans la maison. De la cuisine (un beau sandre poché au court bouillon avec un beurre blanc). J’ai planté dans les trous de la plate-bande (creusés par la chienne) cinq Générale vicomtesse de Vibraye ramenés la semaine dernière d’une pépinière bretonne par Jean-Pascal. Je lui dois aussi d’avoir enchéri pour moi, hier, à une vente. Il m’a décroché la première édition en 16 volumes chez Agasse (an VII-an XIII) du Cours de littérature de La Harpe. La reliure est magnifique, en plein veau, les pièces de titre et de tomaison en écu. Une vraie merveille. Pour presque rien.

Jeudi 2 mars 2017. 23h10.

Je recommence à être en retard avec mes papiers. Envoyé, en toute limite, à Olivia celui sur Un escargot tout chaud, le (premier) roman d’Isabelle Mergault. J’ai pensé, en le lisant, à Rue Panse-Bougre de Jacques Faizant. Un joli livre, si joyeux, si tendre, qui continue de me faire rire. Grand prix de l’humour 1958 ! Référence impossible. Qui peut s’en souvenir parmi les lectrices de Elle ? Vingt minutes de retard pour le train d’Amélie à Granville. Sur la place de la gare, les forains commençaient à démonter leurs manèges. Il me semble qu’ils se sont installés bien moins longtemps que les années précédentes. Tant mieux. Tant mieux.

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