J’ai rejoint Diane pour déjeuner rue de Vaugirard. C’était la première fois qu’on se voyait vraiment depuis son départ de Buchet en mai de l’année dernière. Après un remplacement chez Grasset, elle s’occupe maintenant de littérature étrangère chez Belfond. Cela a l’air de lui aller plutôt bien. Je rencontrais en début d’après-midi Antonio Caballero, un de ses auteurs de rentrée. Belfond traduit Un mal sans remède, son seul roman, publié en Colombie il y a vingt ans. C’est une succession d’aventures picaresques qui surviennent à un poète et qui ont pour décor un Bogota violent et surtout absurde. Nous étions installés dans le patio de l’Hôtel de l’abbaye, rue Cassette. On parlait poésie, justement. La réalité n’a aucune importance, m’a dit Caballero. Il a tellement raison. Soirée d’anniversaire chez Catou et Jocelyn à Romainville. Le bout du monde… Nous y avons retrouvé Marianne. On s’est échangé les nouvelles au milieu de plein de gens que je ne connaissais pas. A la nuit tombée, Amélie a donné le signal du départ. En arrivant à l’appartement, nous nous sommes aperçus que nous avions quitté la fête vraiment de bonne heure…