J’ai envoyé au Monde ma une sur le Peter Pan en Pléiade. C’est un très beau volume et le travail d’édition si sensible de Philippe Forest y fait un guide essentiel. Forest publie conjointement chez Gallimard son explication intime du texte, Gais, innocents et sans cœur, titre emprunté à la dernière phrase du roman de Barrie (Il en ira ainsi aussi longtemps que les enfants seront gais, innocents et sans cœur.) Parce que, dit-il je n’aurais jamais lu Peter Pan si je ne l’avais pas lu pour Pauline. Sa fille unique de 4 ans morte en avril 1996. Amélie ne me rejoint pas ce week-end. Elle reste à Paris pour le Salon du livre. Moi, après n’en avoir manqué aucun depuis sa création, j’ai cessé de m’y rendre. Comment dire ? Tout est vide et triste. La dernière fois que j’y suis allé, c’était en 2017. J’ai refait une tentative en 2024 parce qu’il se tenait à nouveau au Grand-Palais. Mais quel cafard.