Marie-France m’a accompagné à la gare. Nous avons déposé La Harpe chez Séverine à Coudeville en chemin. Amélie m’attendait au bout du quai à Montparnasse. J’ai juste déposé ma valise à l’appartement et nous avons filé rue Rodier dans le IXe pour la soirée qu’avait organisé son cousin Edouard pour célébrer en famille la fermeture bien définitive du bar qu’il avait tenu en association avec quelques amis. Ça avait été leur danseuse pendant quelques années. Énormément de monde. Les invités de plusieurs fêtes organisées en même temps se bousculaient à l’intérieur. Il fallait reconnaître les siens et se frayer un passage. Musique à fond, conversations presque impossibles. Gabrielle et Antoine faisaient le pied de grue devant la porte, s’ennuyant ferme. Ils accompagnaient Jérôme qui, ce soir, en avait la garde. Nous avons (comme nous avons pu) embrassé les uns les autres, cousins, cousines. Comme il y avait là Vincent et Suzanne, sa dernière de douze ans qui elle aussi se morfondait, nous sommes allés dîner chez un Libanais à cinq minutes à pied du vacarme. Avant de retourner aux embrassades. Valentine est arrivée de Lyon pour deux jours. Nous avions prévu de lui laisser l’appartement car nous voulions passer deux jours dans l’Est après avoir récupéré la voiture en Alsace. Sauf que la carte grise ne sera pas prête avant lundi.