Je suis allé, à l’ouverture, au garage de Sartilly où se trouve la Punto. Ma pauvre voiture ne vaut pas les frais qu’il faudrait engager pour le réparer. Je leur laisse pour rien (enfin, je ne paie pas la main d’œuvre du diagnostic). Je passerai la semaine prochaine pour les papiers. J’ai été récupérer ce qui traînait dans les vide-poches. Avant de claquer pour de bon la portière, j’ai tapoté le volant. Nous avons pas mal roulé ensemble. Fabien nous l’avait vendue il y quatre ans. Marché à Jullouville. J’ai acheté un bar, deux moussettes, des praires, des saint-jacques, des bigorneaux. Un jarret de porc, du boudin. Un plein panier de légumes. Deux kilos de pommes jaunes acidulées. Je suis rentré à la maison déposer les courses. La chienne m’attendait un peu désespérée. Je ne la fais pas monter dans la petite Honda de Brigitte, elle laisserait ses poils partout sur les sièges. Mais La Harpe n’a pas l’habitude que je la laisse seule. Elle s’inquiète. Tu gardes le jardin ! Alors elle se poste sous la boîte aux lettres, l’air résigné. Je suis arrivé juste à l’heure pour le train d’Amélie. Premier déjeuner sur la terrasse. Il faisait un soleil radieux. C’est aujourd’hui le printemps.