Il faut vite que je revienne ! Je n’ai rien fait. Mais Louise, si elle trouve que le temps a passé trop vite à Carolles, a déjà d’autres projets en tête. Demain, elle démarre un stage de couture (pardon, de « stylisme »…), et après s’ouvre pour elle la grande avenue de ses vacances. - Tu viens ici quand tu veux, tu sais. Elle m’a accompagné déposer La Harpe chez Brigitte et Yann. Chez eux, la chienne est… chez elle. Ca se voit tout de suite. Elle prend possession de la maison, du jardin et savoure d’avance une villégiature où pas grand chose ne lui sera refusé. Comme nous rentrions, nous avons été bloqués, en voiture, par une impressionnante noria de caravanes et de camping-cars qui se dirigeait vers la mer. Deux ou trois coups de téléphone et j’ai compris vite : tout un campement de romanichels s’installait sur la falaise. Sur les terrains protégés de la Croix-Paquerey, où il n’est même pas permis de planter une (très occasionnelle et très isolée) tente. Ce n’est pas le meilleur moment pour rentrer à Paris, mais j’ai des rendez-vous que je ne peux pas remettre.