Promenade dans la vallée du Lude toujours sous le beau temps. A chaque fois, je ressens cette même émotion en apercevant la mer au dernier détour du sentier. On n’entend pas les vagues dans le bruit du ruisseau et le paysage s’ouvre d’un coup dans la brèche lente de la falaise. J’en ai laissé la surprise à Laurence. Nous sommes rentrés par les Fontenelles. Le potager est envahi d’hiver. De mouron couché d’eau et de feuilles brunes. Pas grand chose à récolter. Nous avons arraché des poireaux, déterré des topinanbours. Il va falloir bientôt retourner les carrés avant déjà de penser aux premiers semis. Déjeuner de pigeons rôtis. Balade sur la falaise. L’après-midi s’est éteint sans trop ce malaise à rebours des départs. C’est vrai que cela a passé vite. Le train à Granville. Laurence devait récupérer Gaïa et Josepha tôt à Paris dimanche. Tu as des photos ? Aperçu deux frimousses de gamines aux yeux vifs. Il faut revenir avec elles. Bientôt. Au printemps.